Éric Gagnon-Poulin veut offrir une voix forte à l’Assemblée nationale
Photo: Parti Québécois Le candidat du Parti québécois dans la circonscription de Beauce-Nord, Éric Gagnon-Poulin, souhaite être une option de changement « forte » pour la région et croit que sa formation politique peut offrir une voix forte à la Beauce à l’Assemblée nationale.
Conscient que le PQ n’a pas remporté Beauce-Nord depuis 1985, M. Gagnon-Poulin reconnaît que le défi «n’est pas nécessairement un combat facile». Il estime toutefois que certains électeurs cherchent maintenant une autre option.
«On se retrouve avec cinq partis. Je voulais donner une voix et représenter le Parti québécois, parce que lorsque j’ai pris connaissance de la plateforme électorale, je me suis dit « Oh, il y a quelque chose là, il y a toute une équipe »», a-t-il affirmé en entrevue.
M. Gagnon-Poulin soutient que le Parti québécois représente cette option pour les citoyens de la Beauce, puisque les conservateurs «ne seront pas au pouvoir le 6 octobre prochain». «On a besoin d’avoir un parti fort et que la Beauce soit bien représentée. On ne veut pas être sur le quatrième banc de l’opposition. On veut faire partie de la table de négociation et être là à l’Assemblée nationale. C’est ce que je propose, soit donner une voix forte à la Beauce», a-t-il soutenu.
En matière d’enjeux, il note comme ses adversaires que le prochain gouvernement devra s’intéresser au coût de la vie. «Il y a plusieurs mesures qui sont annoncées, qui vont être annoncées en cours de campagne, notamment l’abolition de la TVQ sur les biens usagés, réduire le coût des transports, de l’énergie», a-t-il indiqué.
Directeur général du Groupe de ressources techniques Nouvel-Habitat, M. Gagnon-Poulin souligne également que la question du logement «revient beaucoup» dans ses discussions avec les électeurs. «De plus en plus, nos municipalités nous appellent chaque semaine pour qu’on tente de trouver des solutions avec eux, avec elles, pour développer du logement hors marché. L’itinérance qu’on disait cachée chez nous, elle n’est plus cachée. […] On ne peut pas sortir de la crise du logement comme ça, en claquant des doigts en un mandat. Il faut que ce soit quelque chose de transpartisan et qu’on s’entende sur un projet de société pour loger tout le monde».
Enfin, le candidat péquiste s’est dit agréablement surpris de constater lors de ses visites sur le terrain «à quel point il y a des gens qui sont pour le Parti québécois» alors que la région est reconnue pour être davantage fédéraliste. «On dirait qu’on est gêné un peu de le dire. Je suis agréablement surpris. Je pense que c’est l’esprit un peu indépendant de la Beauce. La Beauce a toujours été autonome, a voulu faire les choses de sa manière», a-t-il avancé comme hypothèse pour expliquer cette situation.