Les régions, boucs émissaires des coupes dans la fonction publique
Screenshot Les régions du Centre-du-Québec et de la Chaudière-Appalaches figurent au classement des régions les plus affectées par les compressions dans la fonction publique québécoise.
Selon le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), « certaines régions ont perdu proportionnellement beaucoup plus d’experts de l’État, que d’autres ». C’est le cas dans le Nord-du-Québec (16 %), la Côte-Nord (11 %), la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine (8,7 %) et l’Abitibi-Témiscamingue (8,4 %).
La région du Centre-du-Québec a perdu 4,57 % de ses effectifs et la Chaudière-Appalaches, 4,39 %, alors que la moyenne nationale frôle les 5 %. Les régions du Bas-St-Laurent (5,26 %) et de la Capitale nationale (6,66 %) sont elles aussi parmi les plus affectées.
Le SPGQ souhaite rappeler aux futurs élus « que réduire le nombre de postes en région n’éliminera pas les visioconférences. En effet, les équipes sont souvent réparties entre plusieurs bureaux, même dans les grands centres. » Le syndicat qui signale que « les (régions) les plus éloignées des grands centres sont parmi les plus touchées et de manière disproportionnée. »
Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Il représente plus de 33 000 spécialistes, dont environ 24 000 dans la fonction publique, 5 700 à Revenu Québec et 3 600 répartis dans les secteurs de la santé, de l’enseignement supérieur et au sein de diverses sociétés d’État.