Plusieurs candidats appellent au respect après des gestes de vandalisme

Benjamin Aubert | 14 septembre 2026 | 05:00
Photo: Gracieuseté ou tirées de Facebook

Plusieurs candidats ont lancé des appels au respect à la suite d’épisodes de vandalisme sur des pancartes électorales depuis le début de la campagne il y a maintenant deux semaines.

Au cours des derniers jours, 35 candidats du Parti conservateur du Québec ont notamment signé une lettre ouverte dans laquelle ils demandent à tous de respecter le matériel électoral, peu importe l’allégeance politique qu’il représente.

«Le vandalisme, l’intimidation et la violence politique sous toutes leurs formes n’ont absolument aucune place dans notre société. S’en prendre aux personnes, verbalement ou physiquement, dégrader le matériel électoral ou chercher à faire taire des idées par la censure, le sabotage ou la peur constitue une attaque directe contre la liberté d’expression», peut-on lire dans le document transmis à MaBeauce.com.

Les signataires ajoutent que «la liberté d’expression et le droit de participer au débat public sans crainte pour sa personne ou son entourage sont des piliers fondamentaux que nous devons défendre avec la plus grande fermeté», mais que de «telles dérives ne font que miner la confiance envers notre système démocratique et alimenter le cynisme».

La candidate libérale dans Lévis, Britanny Blais, a également dénoncé des gestes de vandalisme le 30 août dernier après qu’une de ses pancartes ait été la cible de vandales.

«Si nous défendons des visions différentes pour l’avenir de notre communauté, nous partageons tous un engagement profond envers un processus électoral sain, pacifique et intègre. Le vandalisme n’a tout simplement pas sa place dans notre sphère publique, peu importe le parti ou l’équipe visée», a écrit Mme Blais sur les réseaux sociaux en appelant à élever le débat et à faire de la campagne «un véritable exemple de civisme citoyen».

À la Coalition Avenir Québec, c’est le ministre sortant Ian Lafrenière qui a récemment pris la parole pour dénoncer de tels gestes. «On peut ne pas être d’accord avec des idées politiques, c’est sain, c’est même souhaitable en démocratie. Mais il y a des façons respectueuses de s’exprimer. Le vandalisme n’en fait pas partie», a-t-il également écrit sur les réseaux sociaux.

Rappelons que le vol ou le méfait à l’égard d’un bien, dont des pancartes électorales, sont des infractions régies par le Code criminel et que ces situations doivent donc être rapportées aux corps policiers.