L’ex-directeur général des Festivités Western de Saint-Victor accusé de fraude
Bryan Gingras | Image tirée de la page Facebook de Bryan Gingras L’ex-directeur général des Festivités Western de Saint-Victor, Bryan Gingras, sera accusé de fraude et de production de faux, a annoncé le Commissaire à la lutte contre la corruption.
Selon les informations dévoilées par le corps policier, il aurait utilisé la carte de crédit de son employeur à des fins personnelles en plus d’avoir produit une fausse facture à l’intention des Festivités Western de Saint-Victor.
Les gestes qui lui sont reprochés auraient été commis entre le 23 septembre 2023 et le 2 avril 2025.
L’homme de 28 ans, originaire de Thetford Mines, devra comparaître au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce le 2 octobre prochain.
Démis en mai 2025
Le conseil d’administration des Festivités Western de Saint-Victor avait démis M. Gingras de ses fonctions en mai 2025.
À l’époque, l’organisation avait justifié son départ précipité par «un souci de stabilité et de qualité pour l’édition à venir».
Elle avait également invité la population «à faire preuve de respect et à ne pas entretenir de rumeurs ou de spéculations».
Lundi, l’organisation a réagi à l’annonce du dépôt d’accusation contre son ancien dirigeant en confirmant «être victime dans une affaire financière» impliquant ce dernier.
«Dès la découverte d’irrégularités, le conseil d’administration a agi rapidement afin de protéger les intérêts du festival et de la communauté, notamment en réalisant des vérifications internes, en transmettant l’information pertinente aux autorités et en mettant en place un comité d’audit indépendant», peut-on lire dans un communiqué.
Le conseil d’administration précise également que «plusieurs mesures de gouvernance et de transparence ont été renforcées afin d’assurer une saine gestion et de prévenir toute situation similaire à l’avenir».
«Je me sens profondément mal»
De son côté, Bryan Gingras a reconnu dans une publication sur les réseaux sociaux avoir commis «une grande erreur». Sans entrer dans les détails des faits qui lui sont reprochés, il a soutenu ne pas chercher à cacher ses erreurs.
«Quand on commet une grande erreur, on finit forcément par se demander pourquoi on en est arrivé là. Dans mon cas, il y avait une dépendance, un problème d’achats compulsifs qui était devenu mon démon (j’avais 3 cafetières chez moi et je ne bois aucun café). Je m’étais aussi créé une deuxième vie, une réalité qui n’était tout simplement pas la mienne», a-t-il écrit.
«Mes gestes m’appartiennent et j’en assume les conséquences. Mais comprendre ce qui m’a amené là fait partie du chemin que je dois parcourir pour ne plus jamais retomber au même endroit. Aujourd’hui, avec le recul, je me sens profondément mal pour certains gestes que j’ai posés. J’y pense tous les jours. Mais, ces erreurs ne définissent pas l’homme que je suis aujourd’hui ni celui que je souhaite devenir», a-t-il aussi ajouté avant de remercier ses proches qui le soutiennent.