Le maire de Saint-Elzéar s’adresse à la nouvelle ministre responsable de la région de Chaudière-Appalaches

Benjamin Aubert | 22 octobre 2026 | 05:00
Photo: Municipalité de Saint-Elzéar

Le maire de Saint-Elzéar et représentant de la région de Chaudière-Appalaches au sein de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Hugo Berthiaume, a salué la nomination de Natalie Bisaillon à titre de ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches.

Dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux, M. Berthiaume note que sa nomination «représente une occasion importante de faire valoir les besoins et les ambitions d’une région qui contribue largement à la prospérité du Québec».

En rappelant que la Chaudière-Appalaches «est une région de travailleurs, d’entrepreneurs et de bâtisseurs», il souligne que la région «se distingue par une vitalité économique et sociale qui ne se limite pas uniquement à la ville de Lévis».

«Sainte-Marie, Saint-Georges, Thetford Mines, Montmagny et de nombreuses autres municipalités de toutes les tailles, dont Saint-Elzéar, constituent des pôles économiques essentiels qui contribuent, chacune à leur façon, au développement et au rayonnement de leur territoire. Il est primordial que cette réalité soit reconnue et que le développement régional profite à l’ensemble de nos communautés, tant urbaines que rurales», écrit M. Berthiaume.

Le représentant de la région au sein de la FQM soutient que Chaudière-Appalaches «mérite toute l’attention du gouvernement» et invite la nouvelle ministre, élue dans le Centre-du-Québec, à faire de la région «une priorité». «Soyez présente sur le terrain, à l’écoute, mais surtout en action, afin que les investissements suivent les ambitions de celles et ceux qui la font avancer», dit-il.

M. Berthiaume rappelle également que «la rareté de la main-d’œuvre demeure un défi majeur» pour plusieurs entreprises de la région. En ce sens, il croit que Québec devra adopter «une vision régionale de l’immigration». «Attirer et retenir les travailleurs, favoriser la relève, soutenir la formation et créer des milieux de vie attrayants sont autant de conditions essentielles à notre croissance», écrit-il.

Il soutient aussi que le nouveau gouvernement doit mettre la mobilité au cœur de ses priorités. «L’absence de positionnement clair concernant le troisième lien est alarmante. Nos deux ponts reliant la Rive-Sud et la Rive-Nord de Québec vieillissent, et il serait imprudent d’attendre que des problèmes majeurs surviennent avant d’agir […] Il est essentiel d’adopter une vision à long terme de la mobilité et de planifier dès maintenant les solutions qui permettront d’assurer la sécurité, la fiabilité et la fluidité de nos déplacements pour les décennies à venir. Au-delà des enjeux de circulation, c’est la mobilité des travailleurs, le transport des marchandises, la vitalité de nos entreprises et la compétitivité de toute notre région qui sont en jeu!», explique-t-il.

«Nous ne demandons pas de traitement de faveur. Nous demandons que notre contribution économique et sociale soit reconnue à sa juste valeur et que les décisions gouvernementales tiennent compte des besoins de l’ensemble de la région, des villes de notre territoire, mais également de notre réalité rurale», conclut celui qui a été conseiller municipal pendant 12 ans avant d’être élu maire en 2025.