Pas de libération possible avant 16 ans pour Keven Deblois

Benjamin Aubert | 14 juillet 2026 | 10:59
Keven Deblois | Photo : Facebook

Condamné à la prison à perpétuité, le meurtrier de Karine Bélanger, Keven Deblois, 28 ans, de Sainte-Marie, ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant un minimum de 16 ans.

La détermination de ce délai découle d’une suggestion commune présentée mardi par les procureurs de la couronne, Me François Doyon-Gascon et Me Annik Harbour, ainsi que les avocates de l’accusé, Me Marie-Laurence Spain et Me Camille Langlois-Émond.

L’entente intervenue entre les parties et entérinée par le juge Carl Thibault de la Cour supérieure prévoit également que Keven Deblois renonce à porter le dossier en appel ou à déposer toute autre requête. En d’autres mots, les procédures judiciaires sont désormais terminées.

Des peines concurrentes de cinq ans de détention ont également été imposées à l’ancien conjoint de la victime en lien avec ses verdicts de culpabilité sur les chefs d’outrage à un cadavre et d’incendie criminel d’un véhicule qui ne lui appartenait pas.

En présentant la suggestion des parties, Me François Doyon-Gascon a expliqué que celle-ci prenait en considération «de multiples facteurs», dont les circonstances des événements, le profil et les antécédents de l’accusé, ainsi que des «conséquences dévastatrices pour la famille de la victime».

Selon lui, le fait qu’une entente soit intervenue «témoigne du début d’une prise de conscience», un élément que Me Spain a aussi souligné. «Ça a son importance dans le cadre du dossier. C’est une finalité complète et totale. On peut espérer qu’il recevra les soins, l’aide et tout ce qu’il recherche pour mener à bien sa réhabilitation », a-t-elle mentionné.

«Il n’y a rien que je peux réellement dire qui peut améliorer la situation en ce moment», a laissé tomber Keven Deblois lorsque le juge Thibault lui a offert l’opportunité d’adresser quelques mots au tribunal.