L’entente de Québec avec les médecins spécialistes a été entérinée

La Presse Canadienne | 24 avril 2026 | 10:11
Le drapeau du Québec sur la tour principale de l'édifice de l'Assemblée nationale, à Québec, le mercredi 18 janvier 2023. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot

L’entente de principe conclue par Québec avec les médecins spécialistes a été entérinée, a indiqué jeudi soir la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

La FMSQ a indiqué sur les réseaux sociaux que les délégués ont entériné à 86 % l’entente de principe intervenue lundi avec le gouvernement du Québec en vue de renouveler l’accord-cadre. 

Les détails de l’entente n’ont pas encore été communiqués publiquement.

Cette entente intervient quatre mois après celle acceptée par les médecins de famille. Sous François Legault, le gouvernement caquiste a accordé une augmentation de 14,5 % aux médecins de famille, en plus d’une prime de 2,5 % s’ils atteignent des objectifs de prise en charge.

L’accord-cadre avec les médecins spécialistes était échu depuis le 31 mars 2023.

Jeudi, la nouvelle première ministre, Christine Fréchette, a soutenu qu’avec cette entente, «on pose un geste qu’aucun autre gouvernement n’a fait par le passé». 

«Pour la première fois, on introduit dans la rémunération des médecins spécialistes des cibles à atteindre, notamment pour l’accès aux rendez-vous spécialisés et aux chirurgies», a-t-elle écrit sur la plateforme X.

Sa collègue France-Élaine Duranceau, présidente du Conseil du trésor, a parlé d’une «négociation rigoureuse, ferme et responsable».

«Nous avons pris des engagements qui respectent la capacité de payer des Québécois et établi des cibles de performance pour les médecins spécialistes afin de mieux répondre aux besoins des patients», a-t-elle écrit.

Les négociations entre le gouvernement et la FMSQ avaient repris «de façon formelle» au début du mois après des moyens de pression qui s’étaient intensifiés.

Les médecins spécialistes avaient notamment cessé d’offrir des rendez-vous par l’intermédiaire de la plateforme des Centres de répartition des demandes de service, en plus d’arrêter leur participation au Dossier santé numérique pendant plusieurs semaines.