Carney dit avoir eu «une bonne conversation» avec Trump
FILE - President Donald Trump speaks with Canadian Prime Minister Mark Carney, right, at a working lunch with leaders of G7 and the Middle East in Evian-les-Bains, France, Tuesday, June 16, 2026. (Evelyn Hockstein/Pool Photo via AP,File) Le premier ministre Mark Carney a déclaré avoir eu une «bonne conversation» avec le président américain Donald Trump au sujet de l’avenir des échanges commerciaux entre les deux pays.
Il a écrit dimanche dans une publication sur les médias sociaux que cette conversation s’appuie sur leurs «récentes discussions constructives sur les grandes lignes d’un accord commercial mutuellement avantageux».
M. Carney a affirmé qu’un tel accord «créerait des emplois pour nos travailleurs, améliorerait l’abordabilité pour les familles et respecterait pleinement les langues, la culture et la souveraineté du Canada».
Le premier ministre a indiqué que son équipe et celle de M. Trump continueraient de travailler ensemble au cours des prochaines semaines afin de «parvenir à ce résultat».
M. Carney a identifié le compte de M. Trump sur les médias sociaux dans ce message.
Un porte-parole du cabinet du premier ministre a précisé que cette conversion s’était déroulée samedi.
Cette publication intervient à deux jours des élections de mi-mandat aux États-Unis, où le différend commercial entre le Canada et les États-Unis est devenu un enjeu majeur pour certains candidats.
Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, encourage M. Carney à «conclure un excellent accord». Lors d’une conférence de presse à Ottawa dimanche, il a déclaré que les Canadiens ne pouvaient pas se permettre d’attendre la conclusion d’un accord commercial avec les États-Unis.
«Le premier ministre avait promis, lors des dernières élections, qu’il obtiendrait un accord encore plus avantageux que celui que nous avions auparavant. Jusqu’à présent, il n’a pas tenu cette promesse. Il est temps que M. Carney laisse de côté les grandes déclarations et obtienne de vrais résultats.»
Les élections de mi-mandat de mardi revêtent une importance capitale pour les deux partis. Une vague démocrate pourrait permettre au Congrès de freiner l’utilisation sans précédent des pouvoirs exécutifs par le président Trump pendant le reste de son mandat.
Les sondages indiquent que les démocrates sont favoris pour remporter la Chambre des représentants, où un gain net de trois sièges leur donnerait la majorité. L’avenir du Sénat est moins clair, certains sondages laissant entrevoir un gain net de quatre sièges à la portée des démocrates.
Si le premier mandat de M. Trump a ébranlé les relations bilatérales entre le Canada et les États-Unis, son second mandat les a fait voler en éclats. Le Canada a été l’une des premières cibles des droits de douane du président et les Canadiens ont été choqués par les menaces répétées d’annexion proférées par M. Trump.
Les tensions se sont encore aggravées en août lorsque les négociations commerciales ont échoué. M. Trump a alors imposé des droits de douane de 50 % sur toute une série de produits canadiens, a interdit l’importation d’autres produits canadiens et a signé un décret visant à rebaptiser le lac Ontario «lac America».
La guerre commerciale est profondément impopulaire dans des États comme le Michigan et le Maine, où des courses serrées au Sénat pourraient déterminer quel parti prendra le contrôle du Congrès.
Mais même si les démocrates sortaient vainqueurs la semaine prochaine ou remportaient les élections de 2028, il n’est pas certain que le mur tarifaire du président Trump s’effondrerait soudainement.
M. Carney a déclaré la semaine dernière que le Canada n’était pas encore en mesure de conclure un accord commercial avec l’administration américaine. Alors qu’il se rendait à la réunion hebdomadaire du caucus libéral sur la Colline du Parlement, M. Carney a déclaré mercredi qu’Ottawa n’était prêt à conclure un accord que si celui-ci servait les intérêts des Canadiens.