Le BST incapable de déterminer avec certitude la cause de l’écrasement de Louis Lessard
Louis Lessard | Image tirée de LinkedIn Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) n’a pas été en mesure de déterminer la cause exacte de l’accident d’hélicoptère qui a coûté la vie à l’homme d’affaires Louis Lessard, le 21 septembre 2025, près de Saint-Séverin.
Dans son rapport d’enquête publié cette semaine, le BST indique que l’appareil, un hélicoptère Robinson R44 Raven II, a brusquement changé de trajectoire avant de piquer vers le sol et de percuter la cime des arbres. Un incendie l’a ensuite détruit.
«Il n’a pas été possible de confirmer l’existence d’une anomalie mécanique pouvant expliquer le changement brusque de la trajectoire de vol», notent cependant les enquêteurs en ajoutant que les conditions météorologiques «n’étaient pas propices à de la turbulence».
Le BST souligne par contre que «le changement rapide de la trajectoire de vol observée par des témoins était similaire aux changements de trajectoires de vol résultant d’un état de quasi-apesanteur identifiés dans d’autres événements».
Quant à la théorie avancée en avril 2026 par le coroner Me Donald Nicole à l’effet qu’une manœuvre accidentelle effectuée «sous l’effet de l’alcool» pourrait avoir causé l’écrasement, le BST indique qu’il «est impossible d’établir un lien entre la performance du pilote et son alcoolémie».
Il rappelle toutefois qu’«un pilote sous l’influence de l’alcool risque de voir sa performance cognitive dégradée» et que «le Règlement de l’aviation canadien interdit de piloter un aéronef sous l’influence de l’alcool, et de consommer une boisson alcoolisée dans les 12 heures précédant un vol».
L’appareil en cause avait été mis en service en janvier 2020. La dernière intervention de maintenance avait eu lieu le 23 juillet 2025, soit deux mois avant les événements.
Quant au pilote, Louis Lessard, il cumulait «environ 2500 heures de vol en hélicoptère» et détenait sa licence de pilote privé depuis 2005. Le jour de l’écrasement, il effectuait un trajet entre un camp de chasse de Saint-Tite-des-Caps et l’héliport Magog/Lessard. Il avait fait des escales à Montmagny et Sainte-Marie avant l’accident.