Incendie de la salle paroissiale de Saint-Côme-Linière | Un peu plus de quatre ans de prison pour Frédéric Bolduc

Benjamin Aubert | 15 septembre 2026 | 05:00
Le Palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce | Photo: Benjamin Aubert - MaBeauce.com

L’homme responsable de l’incendie de la salle paroissiale de Saint-Côme-Linière en octobre 2024, Frédéric Bolduc, 47 ans, a été condamné lundi à une peine de quatre ans et 79 jours d’emprisonnement.

La décision rendue par la juge Julie Roy fait suite à des plaidoyers de culpabilité de l’accusé dans plusieurs dossiers. Une peine de quatre ans lui a notamment été imposée en lien avec une accusation de décharge d’une arme à feu avec insouciance.

Cette accusation réfère à un événement survenu le 18 août 2024 lorsqu’une femme impliquée dans une altercation avec une autre femme dans une fête a communiqué avec lui pour «venger la situation».

«L’accusé songe à une façon d’effrayer l’autre femme qui se trouve toujours à la fête. Il forme alors le plan de décharger une arme à feu en utilisant une carabine munie d’un viseur […] Il utilise son véhicule pour se rendre au lieu où se déroule toujours la fête et où se trouve une dizaine de personnes. Il s’immobilise dans un stationnement, baisse la fenêtre de son véhicule et tire deux coups de feu sur des dômes décoratifs à proximité d’une résidence. Il récupère les douilles et retourne chez lui accompagné de la dame qui l’avait sollicité pour se venger», a expliqué la juge.

Soixante-dix-neuf jours de détention consécutifs à cette peine lui ont également été imposés en lien avec diverses accusations liées à la possession et à l’entreposage d’armes.

Quant à l’incendie de la salle paroissiale de Saint-Côme-Linière, Bolduc a reçu une peine concurrente de 18 mois de prison. Selon les faits relatés en cours, il a d’abord mis le feu à un bac de recyclage situé à proximité de la salle. Les dommages se sont cependant avérés importants et ils ont mené à la démolition de l’immeuble.

Des caméras de surveillance ont capté l’homme en train de perpétrer l’infraction et celui-ci a admis en être l’auteur au moment de son arrestation.

D’autres peines concurrentes lui ont aussi été imposées en lien avec des accusations de possession de méthamphétamine, de vols d’essence et d’omission de se conformer à une ordonnance de mise en liberté.

Comme Bolduc était détenu pendant les procédures judiciaires, il lui reste deux ans à purger. À sa sortie de prison, il sera soumis à une ordonnance de probation de trois ans accompagné d’un suivi probatoire. Il lui sera également interdit de posséder des armes à perpétuité.

Dans cette affaire, la poursuite réclamait une peine globale de six ans d’emprisonnement alors que la défense suggérait une peine de 30 mois de détention.