Pas d’accusation suite au décès d’une octogénaire après une agression à l’hôpital de Saint-Georges
Crédit photo : Archives Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne déposera pas d’accusation en lien avec la mort d’une octogénaire après une agression à coups de marchette par un autre patient à l’hôpital de Saint-Georges en octobre 2025.
Dans son rapport publié vendredi, le coroner Jean-Marc Picard explique que le DPCP «est venu à la conclusion qu’il était impossible d’établir un lien de causalité entre le décès de la victime et les gestes posés par le suspect». De plus, celui-ci est décédé en janvier dernier, quelques mois après les événements.
La publication des conclusions du coroner Picard permet cependant d’en apprendre davantage sur les événements qui se sont déroulés dans la nuit du 21 octobre 2025. Selon lui, la victime était hospitalisée depuis huit jours en raison d’une hyperthermie consécutive à une bactériémie. Les professionnels de la santé soupçonnaient également qu’elle avait une endocardite et d’un début d’œdème pulmonaire.
Elle avait été transférée dans une chambre double la veille des événements, après un séjour aux soins intensif. Vers 1h, elle a été «agressée à coups de marchette au visage par son colocataire de chambre», décrit le coroner en précisant que le personnel médical est «aussitôt intervenu» pour contrôler l’agresseur «en delirium».
À la suite de l’agression, la femme s’est plainte de douleurs cervicales et de céphalées. Un CT scan a été réalisé, mais son état général s’est détérioré rapidement et elle est décédée quelques heures plus tard entourée de ses proches.
La victime est décrite comme étant une personne autonome, souriante et sociale. Ses problèmes de santé «étaient bien contrôlés médicalement», mais ils s’étaient détérioré en raison de l’endocardite qui l’avait envoyée aux soins intensifs dans les jours précédents les événements.
Trois recommandations ont été formulées lors d’une enquête du service de la gestion des risques de Santé Québec Chaudière-Appalaches, soit de s’assurer d’un pairage sécuritaire entre les usagers, d’optimiser les appels aux médecins et coordonnateurs pour assurer le suivi clinique et améliorer la communication interprofessionnelle ainsi que d’appliquer les politiques et procédures en place sur la gestion des évènements.
«Les recommandations de la gestion des risques ont été expliquées aux proches et, puisqu’elles me conviennent, aucune recommandation supplémentaire ne sera faite au présent dossier», termine le coroner.