Le taux de chômage s’est maintenu à 6,4 % au pays et à 5,6 % au Québec en août
A welder works at Walters Group Steel fabrication plant in Hamilton, Ont., Wednesday, July 16, 2025. THE CANADIAN PRESS/Chris Young Le marché du travail canadien, qui était sur son erre d’aller depuis quelques mois, a marqué le pas en août, avec une perte de 42 000 emplois. Le taux de chômage est cependant resté stable à 6,4 %.
Les pertes enregistrées en août sont allées à l’encontre des prévisions des économistes, qui s’attendaient à une création de 15 000 emplois.
Entre avril et juillet, l’économie canadienne avait ajouté 181 000 emplois. Pour sa part, le taux de chômage avait affiché trois reculs mensuels consécutifs en mai, juin et juillet, totalisant un demi-point de pourcentage.
Au Québec, l’emploi a reculé de 19 000 en août, après avoir peu varié en juillet. La baisse de l’emploi s’est concentrée dans la région de Montréal, où il s’est perdu 21 000 postes.
En août, le Québec est la seule province qui a affiché une baisse sur 12 mois de l’emploi. Malgré tout, le taux de chômage s’est maintenu à 5,6 % dans la province et à 6,3 % à Montréal.
Selon Statistique Canada, à l’échelle nationale, peu de changements ont été observés dans le secteur privé et chez les travailleurs autonomes en août, mais le secteur public a perdu 20 000 postes, enregistrant ainsi une baisse pour un troisième mois consécutif.
Le secteur des services aux entreprises, des services relatifs aux bâtiments et des autres services de soutien a été le plus touché, suivi par ceux des administrations publiques, des ressources naturelles et des services publics.
Le secteur de la fabrication a été durement touché par les droits de douane américains, mais il s’est révélé être un pôle de résistance inattendu en août, avec une hausse de 22 000 emplois.
Les données sur l’emploi en août ne reflètent que partiellement les répercussions de la nouvelle vague de droits de douane de 50 % imposée par les États-Unis au milieu du mois sur environ 28 milliards $ de produits canadiens.
Le taux de mise à pied – qui désigne la proportion de personnes qui sont devenues chômeuses en raison d’une mise à pied de juillet à août – s’élevait à 0,8 % en août. Ce taux atteignait 1 % un an plus tôt et s’établissait en moyenne à 0,9 % pour les mêmes mois au cours des trois années précédant la pandémie de COVID-19.
Au cours de la période de 12 mois se terminant en août, le taux de mise à pied a été légèrement plus élevé dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes que dans les autres secteurs.
En août, le salaire horaire moyen des employés a augmenté de 2,0 % par rapport à un an plus tôt, soit la croissance la plus faible depuis novembre 2017. Il avait progressé de 2,8 % en juillet.
Chez les travailleurs âgés de 15 à 24 ans, 19 000 emplois ont été perdus en août. Malgré une fin de saison difficile, le marché du travail estival a été plus favorable statistiquement que l’an dernier pour les jeunes.
En moyenne, de mai à août, le taux de chômage des étudiants retournant aux études à l’automne s’est établi à 15,9 %, en baisse par rapport à 17,9 % au cours de la même période en 2025.