Faux départ au PQ : la commissaire à l’éthique lance une enquête sur Vincent Marissal

La Presse Canadienne | 27 août 2026 | 10:32
Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lors d'une conférence de presse à Montréal le 25 août 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov

Au jour 1 de la campagne électorale, la commissaire à l’éthique et à la déontologie, Ariane Mignolet, fait un croc-en-jambe au Parti québécois (PQ) en annonçant l’ouverture d’une enquête sur Vincent Marissal.

M. Marissal, un ancien député de Québec solidaire (QS) devenu indépendant, a annoncé lundi qu’il se présentait pour le PQ dans Taschereau.

Or, 48 heures plus tard, le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a écarté sa candidature en raison de possibles manquements éthiques. 

Selon ses informations, Vincent Marissal aurait prêté son appartement pour lequel il recevait une allocation de l’Assemblée nationale en échange d’un accès à un logement gratuitement ailleurs dans le monde, par l’entremise d’une plateforme en ligne d’échange de séjours.

Dans un communiqué publié jeudi matin, la commissaire Mignolet affirme qu’elle déclenche une enquête lorsqu’elle a des motifs raisonnables de croire qu’un manquement aurait pu être commis. 

M. Marissal a assuré, dans un court message sur les réseaux sociaux, qu’il collaborera pleinement à l’enquête.

Faux départ pour le PQ

Il n’empêche qu’il s’agit d’un départ difficile pour le PQ. Dès lundi, le choix de la candidature de M. Marissal, un Montréalais, dans Taschereau, à Québec, avait provoqué la grogne des militants péquistes, selon La Presse.  

Cela s’ajoutait au malaise provoqué par la nomination d’un ex-journaliste de CHOI Radio X, François Gariépy, dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré.

Depuis l’annonce de la candidature de M. Gariépy, plusieurs de ses propos disgracieux ont refait surface, défrayant presque quotidiennement la manchette.

Jeudi matin, La Presse rapportait d’ailleurs que M. Gariépy avait utilisé le mot «squaw» dans un balado pour parler des femmes autochtones, ce qu’il dit «regretter» aujourd’hui.

L’utilisation du mot «squaw» est «incompatible» avec la «relation de confiance» que souhaite bâtir le PQ avec les Premières Nations, a aussitôt réagi le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec-Labrador, Francis Verreault-Paul.