Le Syndicat des Métallos presse Québec d’établir une politique industrielle
Photo courtoisie Le Syndicat des Métallos a lancé un appel à l’actuel gouvernement et aux candidats aux prochaines élections d’établir une politique industrielle et de prendre les moyens, avec le gouvernement fédéral, pour sauvegarder des emplois qui sont menacés par la guerre tarifaire avec les États-Unis.
Selon le syndicat, des premiers signaux de ralentissement économique se font sentir. Le regroupement veut donc une politique industrielle plus vigoureuse des gouvernements.
« Ces dernières années, le gouvernement du Québec s’est acharné à casser du sucre sur le dos des travailleur.euse.s et de leur syndicats. On a plutôt besoin d’une collaboration pour que le Québec se dote d’une politique industrielle. Il en va de la résilience de notre économie. À l’aube des élections, les partis doivent s’engager pour assurer l’avenir des bons emplois au Québec et travailler de concert en ce sens avec les organisations syndicales représentant les travailleur.euse.s », souligne le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.
Les Métallos estiment que le Québec doit faire davantage avec des ressources naturelles tel le bois, l’aluminium, l’acier et les autres minerais stratégiques. « Ça commence par s’assurer qu’on utilise notre bois, notre acier et notre aluminium et tout ce qui est produit ici, dans les contrats publics et les projet financés par les différents paliers de gouvernement. On ne veut plus voir des ponts construits avec de l’acier étranger », renchérit Nicolas Lapierre.
On demande au gouvernement de redoubler d’ardeur face au dumping sur le marché local de produits qui proviennent de pays aux pratiques commerciales déloyales. « C’est pas normal qu’il soit pratiquement impossible d’acheter dans nos quincailleries des boulons fabriqués ici, alors que nos membres à Marieville en fabriquent et qu’en plus ils sont de qualité. Il faut surveiller nos frontières pour empêcher d’être inondés par les produits qui ont plus de difficulté à entrer aux États-Unis », poursuit Nicolas Lapierre.
« Il faut faire converger nos différents leviers pour que chaque dollar investi au Québec, chaque subvention gouvernementale, chaque crédit d’impôt, chaque dépense en infrastructure, chaque contrat d’électricité avantageux soit assorti d’exigences en matière de maintien et de création d’emploi au Québec. L’économie, en bout de ligne, ce sont des hommes et des femmes qui travaillent ici, font vivre leur famille, consomment ici. C’est pour eux et elles qu’il faut réfléchir à une politique industrielle pour maximiser les retombées économiques ici », conclut M. Lapierre.
Il a demandé au gouvernement fédéral de renforcer les programmes d’assurance emploi et de pérenniser les mesures temporaires déjà mises en place, notamment sur le travail partagé.