Procès de Keven Deblois | Des objets saisis dans un cabanon

Benjamin Aubert | 28 avril 2026 | 21:27
Le Palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce et l'accusé Keven Deblois en mortaise | Photo: MaBeauce.com et Facebook

Au procès de Keven Deblois, la technicienne en identité judiciaire de la Sûreté du Québec, Caroline Girard, est venue expliquer mardi au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce qu’elle avait exécuté des mandats de perquisition à la résidence de la mère de l’accusé ainsi que dans deux véhicules qui s’y trouvaient.

Lors de son analyse de la scène qui s’est étendue sur deux journées, les 26 et 27 septembre 2022, elle a notamment fouillé un cabanon, la résidence et les deux véhicules visés par un mandat.

Un sac contenant entre autres un pistolet à air comprimé, un coupon de transfert du Réseau de transport de la Capitale (RTC) daté du 25 septembre 2022, ainsi que de la médication identifiée au nom de la victime, Karine Bélanger, a notamment été retrouvé dans une «trappe» localisée au plafond d’une section du cabanon.

Une partie du contenu d’un sac retrouvé chez la mère de l’accusé | Photo déposée en preuve au tribunal

Il a cependant été admis par les deux parties en début de procès qu’un expert en balistique a déterminé que le pistolet en question «ne peut pas causer la mort par déchargement de projectile».

Les recherches menées par la policière Girard ont également permis de découvrir un couteau dont la lame se referme sur elle-même à l’intérieur du tiroir d’un coffre à outils qui se trouvait dans la remise.

Photo déposée en preuve au tribunal

Des cartes bancaires appartenant à une personne dont le nom figure dans des documents retrouvés dans un porte-carte épargné par l’incendie du véhicule où le corps de la victime a été découvert à Saint-Bernard ont aussi été récupérées dans le cabanon. L’identité de cette personne est frappée d’une ordonnance de non-publication.

Lors du contre-interrogatoire, Mme Girard a affirmé qu’il n’était pas possible de conclure que les lieux fouillés représentaient une scène de crime dans le dossier. Ces propos ont été corroborés plus tard dans la journée par l’enquêtrice Maude Renière avec la nuance qu’elle n’est pas non plus en mesure «d’affirmer qu’il ne s’y est rien passé».

Le sergent Carrier termine son témoignage

Par ailleurs, en matinée, le sergent Pierre-Yves Carrier a conclu son témoignage après que celui-ci ait été interrompu mercredi dernier pour permettre aux avocats ainsi qu’au juge Carl Thibault de trancher certains points de droit.

Le policier, qui a participé à l’intervention concernant l’«état mental perturbé» de l’accusé dans la soirée du dimanche 25 septembre 2022, a raconté comment il avait vécu cette soirée, ainsi que la nuit qui a suivi, pendant laquelle les vêtements de Keven Deblois ont été saisis et que celui-ci a été arrêté en lien avec une situation de liberté illégale.

Lors de son contre-interrogatoire, il a toutefois été confronté par Me Marie-Laurence Spain concernant un texto envoyé à l’enquêteur au dossier Stéphane Bolduc après l’interruption de son témoignage mercredi dernier dans lequel il affirmait avoir pris connaissance dans les médias d’une partie du témoignage de son collègue, Carl Latulippe.

Le procès de Keven Deblois, accusé du meurtre au deuxième degré de Karine Bélanger, d’outrage à un cadavre et d’incendie criminel, se poursuivra mercredi.