Rentrée parlementaire à Québec le 1er décembre

La Presse Canadienne | 5 novembre 2026 | 05:00
Photo de l'édifice de l'Assemblée nationale, à Québec, le 5 juin 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot

La rentrée parlementaire à Québec aura finalement lieu le 1er décembre, a confirmé un porte-parole du nouveau gouvernement péquiste mercredi après-midi.

Les partis d’opposition demandaient une rentrée au plus tôt; la rentrée officielle prévue à l’origine par l’Assemblée nationale était le 17 novembre, une autre date avait par la suite circulé, soit le 24 novembre.

Mais finalement, le gouvernement a tranché: ce sera même une semaine après, ce qui laissera peu de temps à la Chambre pour siéger avant Noël, mais plus de temps aux ministres, pour la plupart néophytes, afin de se préparer.

Ainsi, la Chambre ne siégera que deux semaines, puisque les travaux se termineront le 11.   

Appelé à justifier ce début tardif des travaux parlementaires, le responsable des relations avec les médias a fait valoir que la rentrée se fera «dans les délais habituels» après la tenue d’une élection générale.

Ainsi, précédemment, le nouveau gouvernement Marois avait mis 56 jours avant de faire ses débuts en Chambre, le gouvernement Legault, 57 jours, et dans le cas du nouveau gouvernement péquiste, ce sera aussi 57 jours.

Autre justification: on fait valoir que le gouvernement perd «une semaine de préparation» avant la rentrée en raison de la tenue du Sommet de la Francophonie, auquel participe le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon du 14 au 16 novembre à Phnom Penh, au Cambodge.

On argue aussi qu’il faut préparer la mise à jour économique et budgétaire qui sera présentée par le ministre des Finances, Nicolas Marceau.

«On veut bien faire les choses, on est exactement dans les temps habituels», a-t-on assuré.  

Plus tôt mercredi, avant même cette annonce, l’opposition officielle libérale avait déjà déploré le début tardif des travaux et avait réclamé qu’on appelle la Chambre. 

«Le nouveau gouvernement veut préparer sa rentrée, soit, mais au nombre de dossiers qui requièrent une intervention urgente, tout report supplémentaire serait impensable», a déclaré le leader parlementaire de l’opposition, André Fortin.

Autre obstacle qui complique les choses: le gouvernement péquiste veut que l’ouverture des travaux ait lieu sans la présence de la lieutenante-gouverneure, Manon Jeannotte, qui aux yeux du PQ est un symbole colonial britannique dont il faut se débarrasser.

Mais le règlement de l’Assemblée prévoit qu’elle doit prononcer une allocution à l’ouverture de la session, et ce règlement ne peut être changé qu’avec l’accord de tous les élus… quand la Chambre siège.   

«Le Parti québécois forme le gouvernement; il a donc la responsabilité de faire fonctionner notre Assemblée», a plaidé M. Fortin.

«La lieutenante-gouverneure doit prononcer une allocution pour l’ouverture de la session parlementaire. Le principe est sans équivoque. Toute adaptation devra ainsi respecter les règles applicables de l’Assemblée nationale et permettre de commencer les travaux à la date prévue.»

La participation, ou non, de la lieutenante-gouverneure à l’ouverture des travaux d’un nouveau Parlement est un «débat légitime», a-t-il conclu, et le PLQ est ouvert à en discuter, mais une fois que les travaux sont commencés.