Un sursis de six mois réclamé pour les vérifications mécaniques

Benjamin Aubert | 16 octobre 2026 | 10:41
Photo: Benjamin Aubert - MaBeauce.com

Le député élu de Beauce-Sud, Jonathan Poulin, a présenté une deuxième demande en deux jours jeudi. Après avoir réclamé le maintien de 25 places en ressource intermédiaire à Saint-Honoré-de-Shenley, il s’adresse cette fois à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) afin qu’elle accorde un sursis de 6 mois aux propriétaires de véhicules et aux entreprises ayant reçu un avis exigeant une nouvelle vérification mécanique avant le 1er novembre prochain.

Par voie de communiqué, M. Poulin, et son chef, Éric Duhaime, estiment qu’il s’agit d’une «échéance irréaliste» alors que les mandataires autorisés de la région «sont déjà saturés».

Selon eux, la situation est aggravée par l’arrivée de l’hiver, puisque les ateliers mécaniques sont «déjà fortement sollicités» par les changements de pneus et les entretiens saisonniers. «Dans ce contexte, la capacité des mandataires autorisés à absorber un volume supplémentaire de vérifications mécaniques est particulièrement limitée», écrivent les deux élus qui seront assermentés le 22 octobre prochain.

Messieurs Poulin et Duhaime craignent que la situation force les entreprises de transport «à immobiliser certains véhicules» en attente d’un rendez-vous pour se conformer aux exigences de la SAAQ. «De telles conséquences pourraient entraîner des pertes financières importantes et
perturber les activités économiques régionales», déplorent-ils.

«La sécurité routière est essentielle et personne ne remet en question la nécessité des inspections mécaniques. Mais il faut être réaliste. À quelques semaines de l’hiver, alors que les garages sont débordés, imposer une échéance impossible à respecter n’a aucun sens», a soutenu Jonathan Poulin.

Les deux élus réclament une prolongation de six mois à compter du 1er novembre 2026, ainsi que la suspension des pénalités et des conséquences administratives liées au non-respect de l’échéance initiale pour les personnes et entreprises admissibles au sursis, et ce, «sans compromettre les exigences essentielles de sécurité routière».

Rappelons également que la SAAQ a récemment suspendu les activités de son mandataire en vérification mécanique à Saint-Camille-de-Lellis, soit l’entreprise Doryfor. Une enquête administrative, dont la nature n’a pas été précisée, a été déclenchée «à la suite de vérifications de contrôle et de la réception de signalements».

Plusieurs alternatives, dit la SAAQ

Appelée à réagir à la sortie des deux nouveaux députés, la SAAQ affirme que les clients qui auraient besoin des services de vérification mécanique d’un de ses mandataires ont «plusieurs alternatives» malgré la suspension des activités de Doryfor.

«Selon la nature de la vérification exigée, les clients peuvent aussi prendre contact avec la SAAQ pour obtenir un accompagnement personnalisé. Nous travaillerons pour simplifier la vie des conducteurs et des entreprises affectées, au cas par cas, et nous les remercions d’ailleurs pour leur compréhension et leur collaboration face à cette situation exceptionnelle», indique le porte-parole Simon-Pierre Poulin.

«Il est important de rappeler que la mission de la SAAQ, en tant qu’assureur public, c’est que nos routes soient sécuritaires. Pour remplir cette mission, la Société doit s’assurer, entre autres, que les véhicules circulant sur nos routes sont en bon état et qu’ils ne représentent pas un danger pour tout le monde. La sécurité doit toujours passer en premier», ajoute-t-il en rappelant que la SAAQ ne compte pas commenter davantage les raisons qui l’ont poussé à déclencher une enquête administrative entourant les activités de Doryfor afin de ne pas nuire à cette enquête.