Décès «suspect» à Lévis en décembre | Une explosion en manipulant de la poudre pyrotechnique serait finalement en cause
Crédit photo: MaBeauce.com L’homme retrouvé sans vie à son domicile de la rue St-Jean, dans le Vieux-Lévis, le 28 décembre dernier serait finalement décédé après avoir été grièvement blessé lors d’une explosion en manipulant une substance s’apparentant à de la poudre pyrotechnique, a conclu la coroner Me Sophie Régnière.
Les autorités avaient d’abord classé ce décès comme étant une «mort suspecte» après que la victime ait été découverte par une voisine inquiète de ne pas avoir eu de ses nouvelles depuis quelques jours.
Du sang avait été aperçu à l’extérieur du logement de l’homme de 32 ans et la vitre de la porte d’entrée était cassée. Un «désordre important» avait également été observé sur les lieux. Le décès de l’homme, qui était grièvement blessé, a été constaté sur les lieux.
Malgré les éléments observés sur place, «les policiers n’ont relevé aucune trace de violence ou d’effraction», indique la coroner Régnière tout en révélant que le rapport d’enquête dévoile que la victime était «plutôt solitaire» et qu’il «s’adonnait à divers projets spéciaux», dont la fonte de métal ainsi que la fabrication d’arcs à flèches et de lance-patates artisanaux.
Conception de feux d’artifice
Toujours selon l’enquête policière, l’homme avait aussi «fait de la conception de feux d’artifice dans sa chambre pour ensuite aller les faire exploser dans un champ» dans le passé. Il avait également avisé un témoin au cours de l’automne «qu’il avait en sa possession de la poudre noire pour faire des feux d’artifice».
Sur les lieux, les policiers ont effectivement trouvé des matériaux et des produits chimiques sous diverses formes, en lien avec la fabrication d’explosifs.
«Les bris causés à la cuisinière et à la hotte située au-dessus, de la même que la découverte de fragments d’un ensemble d’un mortier et d’un pilon laissent penser que [la victime] s’affairait, devant sa cuisinière, à la fabrication d’une substance énergétique sensible à la chaleur ou à la friction, telle que de la poudre pyrotechnique», souligne la coroner.
Me Régnière poursuit en expliquant que les lésions de l’homme n’étaient pas «immédiatement mortelles». Elle croit donc que celui-ci est «sorti pendant quelque temps sur son balcon, avant de retourner à l’intérieur», ce qui expliquerait la présence de sang à l’extérieur du logement.
Toujours selon la coroner, l’homme pourrait être décédé le 26 décembre, soit deux jours avant la découverte de son corps.
Au moment des événements, les autorités avaient confirmés que la victime n’était pas connue des services policiers.