Neuf mois de prison pour un chauffard qui a provoqué un grave accident à La Guadeloupe

Benjamin Aubert | 13 juillet 2026 | 05:00
Le Palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce | Photo: Benjamin Aubert - MaBeauce.com

Responsable d’un grave accident survenu en pleine tempête de neige en mars 2024 sur la route 108 à La Guadeloupe, Tommy Carrier de Saint-Honoré-de-Shenley, a été condamné vendredi à une peine de neuf mois de prison.

Lors des événements, le 10 mars 2024, le chauffard coupable de conduite dangereuse causant des lésions a provoqué une collision impliquant trois véhicules sur la route 108 à l’intersection de la route 269.

Les conditions routières étaient «particulièrement difficiles», puisque la visibilité était mauvaise, que la route était glissante et qu’une accumulation de neige se trouvait sur la chaussée, a relaté le juge Frank D’Amour en faisant la lecture de son jugement.

Dans les instants qui ont précédé l’accident qui a fait trois blessés, dont une femme dans la trentaine qui a subi d’importantes blessures et qui en conserve toujours de nombreuses séquelles à ce jour, l’homme a d’abord effectué un dépassement illégal en dépassant la limite permise.

Puis, il a tenté un second dépassement en accélérant un peu plus loin, mais il a perdu le contrôle de son véhicule, provoquant du même coup une collision frontale. Un véhicule qui suivait la première voiture impliquée n’a pas été en mesure de s’arrêter à temps pour éviter de l’emboutir.

Selon les données du véhicule de l’accusé, l’homme circulait à ce moment à 118 km/h alors que la limite permise dans le secteur est de 90 km/h.

Dans sa décision, le juge D’Amour a pris en considération le dossier de conduite de l’homme de 52 ans, qui comprend plus d’une cinquantaine de contraventions au cours des quinze dernières années, dont la «très grande majorité» concerne des excès de vitesse, ainsi que trois sanctions de son permis de conduire.

Il a également rappelé que «les usagers de la route se doivent d’ajuster leur conduite à une vitesse sécuritaire lorsque les circonstances l’exigent», en plus de noter parmi les facteurs aggravants que l’accusé a fait «une certaine minimisation de ses mauvaises habitudes de conduite» et qu’un «risque de récidive demeure présent».

En plus de sa peine de détention, l’accusé sera soumis à une période de probation de deux ans pendant laquelle il devra, entre autres, garder la paix, avoir une bonne conduite et s’abstenir de communiquer avec la conductrice qui a subi les importantes blessures.

Notons que dans cette affaire, la poursuite réclamait une peine de détention ferme de 12 mois ainsi qu’une interdiction de conduire de trois ans. De son côté, la défense demandait une peine s’emprisonnement dans la collectivité assortie de travaux communautaires et du versement d’un dédommagement.