TGV: Fréchette accuse le PQ de tourner le dos à la Capitale-Nationale
La première ministre Christine Fréchette à la période des questions du 9 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Le Parti québécois (PQ) de Paul St-Pierre Plamondon «tourne le dos» à la Capitale-Nationale en rejetant le projet de train à grande vitesse (TGV) du fédéral, accuse Christine Fréchette.
La première ministre prononçait un discours devant des gens d’affaires de Québec jeudi soir à l’occasion d’un événement organisé par leur chambre de commerce.
Elle a souligné que, contrairement au PQ, son parti, la Coalition avenir Québec (CAQ), appuyait le projet. «On va avancer aussi avec le TGV», a-t-elle lancé sous les applaudissements.
«C’est un projet à grand déploiement qui est hyper structurant, qui génère des retombées majeures pour la Capitale-Nationale, pour le Québec, en plus qui est financé par le fédéral.
«Ça va générer des retombées en matière économique, en matière de fluidité, d’environnement, de mobilité. Que demander de plus!
«Il faut que ce soit fait, bien sûr, de sorte qu’il puisse y avoir l’acceptabilité sociale qui est requise, mais c’est majeur pour la Capitale-Nationale, et c’est important qu’on aille de l’avant.
«Comptez sur nous pour aller de l’avant!» a-t-elle renchéri devant le parterre de gens d’affaires qui multipliait les «Bravos!».
«Pour moi, la position du PQ sur cette question-là, c’est de tourner le dos à la Capitale-Nationale, c’est de laisser tomber la Capitale-Nationale», a conclu la première ministre.
Le projet de TGV, piloté par la société d’État Alto, doit relier Toronto à Québec, avec plusieurs arrêts dans des villes ontariennes et québécoises.
La construction du premier segment, entre Montréal et Ottawa, doit commencer en 2029 ou 2030. À l’heure actuelle, Alto évalue que le projet coûtera entre 60 et 90 milliards $.
Or, selon M. St-Pierre Plamondon, la priorité devrait être donnée à l’entretien des infrastructures vétustes plutôt qu’à un TGV.
En début de semaine, il a annoncé que s’il formait le prochain gouvernement, il retirerait le Québec du projet, ce qui lui a valu d’être critiqué de toutes parts.
À deux mois du déclenchement de la campagne électorale, Mme Fréchette a également réitéré à Québec jeudi sa volonté d’améliorer la tête des ponts et de bâtir un troisième lien entre Québec et Lévis.
Elle a reconnu que le gouvernement de la CAQ avait mal mené ces dossiers. «Le « avance-recule », c’est terminé. Maintenant, on va juste avancer», a-t-elle lancé.
«Le gouvernement Legault-Fréchette a un bilan famélique dans la Capitale-Nationale. Christine Fréchette elle-même l’admet en parlant de « l’avance-recule »», a réagi le député péquiste de Jean-Talon, Pascal Paradis.
«Elle n’a donc aucune leçon à donner sur la bonne manière de soutenir les aspirations de Québec», a-t-il ajouté.