Lutte à l’insécurité alimentaire | La ministre Chantal Rouleau souhaite davantage d’enseignement de la cuisine
Photo: Or Hakim/Unsplash La ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau, estime qu’un «retour à la base de la cuisine» pourrait contribuer à lutter contre la hausse des demandes d’aide alimentaire au Québec.
En entrevue avec MaBeauce.com en marge d’une annonce dans la région, Mme Rouleau a soutenu qu’un meilleur apprentissage de la cuisine pourrait notamment permettre de réduire le gaspillage alimentaire, mais aussi les coûts liés à l’alimentation.
Selon elle, il «n’est pas normal qu’il y ait des gens qui aient faim au Québec». «Depuis 2022, c’est 266 M$ qu’on donne à Banque Alimentaire Québec, qui regroupe toutes les Moissons à travers le Québec. On n’avait jamais eu à faire ça. Le gouvernement n’avait jamais été appelé à devoir financer l’achat de nourriture», souligne-t-elle en notant que cette situation témoigne de «l’urgence» des choses.
«Pour moi, ça a toujours été qu’est-ce qu’on peut mettre en place? Quel plan de match on peut avoir pour s’assurer que les mesures qu’on va mettre en place, les actions qu’on va mettre en place, vont être durables, vont permettre d’atténuer ce besoin des gens d’avoir accès aux banques alimentaires, par exemple», dit-elle.
Dans ce contexte, la ministre estime qu’il est important de «lutter contre le gaspillage» et «faire en sorte qu’on ne perde pas de nourriture». «Il faut revenir aussi, je pense, à la base de la cuisine, savoir cuisiner parce qu’on se rend compte aussi que les plus jeunes et parfois les plus âgés ne savent plus comment cuisiner. Il faut revenir à ça. Quand on cuisine, ça coûte moins cher que de faire livrer les repas du restaurant».
Questionnée quant à savoir si elle prônait le retour de cours d’économie familiale dans les classes, elle estime «qu’il faut aller dans cette direction-là».
«On le voit avec La Tablée des Chefs, d’ailleurs. […] Dans les nouvelles écoles que l’on construit, il y a maintenant de belles cuisines bien équipées pour que les jeunes puissent apprendre à faire la cuisine. Alors, quand ils vont atteindre l’âge de quitter le nid, ils vont pouvoir se faire à manger, puis même qu’ils profitent des cours qu’ils ont à l’école pour amener des repas à la maison. Il y en a certains qui vont devenir de vrais chefs. À mon avis, il faut aller dans cette direction», affirme-t-elle.