Articles récents
Articles récents
Le ministre Drainville ne renonce pas aux prêts pardonnables, mais en veut moins
Le ministre de l’Économie, Bernard Drainville, répond à une question à l’Assemblée nationale à Québec le 13 mai 2026. LAPRESSECANADIENNE/Jacques Boissinot Le gouvernement Fréchette veut réduire l’aide aux entreprises accordée sous forme de prêts pardonnables, mais le ministre de l’Économie, Bernard Drainville, ne veut pas écarter ce moyen d’emblée.
«Nous allons en accorder moins, mais nous ne souhaitons pas écarter d’emblée toute forme de prêt pardonnable, parce que ça se peut qu’à un moment donné qu’il y ait des projets pour lesquels c’est justifié», répond le ministre en commission parlementaire mercredi.
Un prêt pardonnable est un prêt qui n’a pas à être remboursé si certaines conditions sont remplies, comme des investissements ou un seuil défini d’emplois créés.
Lors d’un échange avec le ministre,la porte-parole du Parti québécois (PQ) en matière d’économie, Catherine Gentilcore, qualifie les prêts pardonnables de «la forme la plus opaque de soutien gouvernemental».
«Dans la population en ce moment, « prêt pardonnable », je vous le dis, ça équivaut à « subvention »», critique-t-elle.
Le ministre n’a pas l’intention de faire une croix sur les prêts pardonnables. «Mon état d’esprit, c’est de diminuer le nombre, de diminuer la valeur, mais je ne veux pas être dogmatique dans mon approche. Je pense qu’il faut rester pragmatique.»
«Parfois, il faut regarder le mix d’aide financière, et parfois, oui, ça peut devenir un instrument qui va nous permettre d’attirer l’investissement», ajoute le ministre.
Le gouvernement se doit parfois d’intervenir dans l’économie, plaide M. Drainville. «Il y a des projets par moments qui (…). On ne peut juste pas passer à côté. C’est juste des projets qui sont trop importants pour l’avenir économique du Québec.»