Grâce à un but de Flaherty, la Victoire bat de nouveau la Charge en prolongation, 2-1

La Presse Canadienne | 16 mai 2026 | 20:10
Maggie Flaherty, de la Victoire de Montréal, marque face à la gardienne de but Gwyneth Philips, de la Charge d'Ottawa, lors de la prolongation du deuxième match de la finale de la Ligue professionnelle de hockey féminin, le samedi 16 mai 2026 à la Place Bell, à Laval. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov

Marie-Philip Poulin n’est pas sans savoir que Maggie Flaherty possède l’un des bons tirs dans la Ligue professionnelle de hockey féminin. Mais il semble que Flaherty soit aussi dotée de très bonnes cordes vocales, un détail qui n’a pas échappé à la capitaine de la Victoire de Montréal, au grand désarroi de la Charge d’Ottawa.

Flaherty a marqué après 14:12 de jeu en première période de prolongation et la Victoire a pris l’avance 2-0 dans la série finale au meilleur de cinq matchs de la LPHF grâce à un gain de 2-1 devant une foule de 9232 spectateurs samedi après-midi à la Place Bell.

Flaherty a battu Gwyneth Philips à l’aide d’un tir sur réception du cercle droit de mise en jeu, après avoir reçu une passe de Poulin. Abby Roque a également mérité une aide sur la séquence.

«J’ai vu un espace bien dégagé vers l’enclave et j’ai vu que ‘Pou’ avait le contrôle de la rondelle. Je me suis frayé un chemin jusque-là et je criais vraiment pour avoir la rondelle. Elle a fait une superbe passe et j’ai été assez chanceuse de marquer», a décrit Flaherty lors de la conférence de presse d’après-match.

Si le tir de Flaherty était à point, la passe qu’elle a reçue de Poulin n’était pas banale non plus. En fait, on pourrait dire qu’il s’agissait d’une passe d’une précision chirurgicale.

Postée dans le coin gauche de la patinoire, Poulin a été en mesure de glisser la rondelle vers Flaherty malgré le fait que les cinq joueuses de la Charge sur la patinoire se dirigeaient vers elle. La rondelle s’est rendue jusqu’à Flaherty, complètement seule dans le cercle de mise en jeu, et son tir n’a donné aucune chance à la gardienne de but de la Charge.

En décrivant la séquence, Poulin a rendu hommage à Kaitlin Willoughby, qui, de derrière le filet, a réussi à relayer la rondelle vers Roque, le long de la rampe sur le flanc gauche.

«Abby a été capable de l’arrêter et elle me l’a mis dans l’espace libre. J’ai été chanceuse de pouvoir un petit peu manoeuvrer (la rondelle). Puis Maggie criait assez fort, je l’ai vue du coin de mes yeux. Et quand tu as Maggie dans l’enclave, c’est rare qu’elle manque. Pour être honnête, c’est une joueuse exceptionnelle, puis on est très choyées de l’avoir ici à Montréal.»

Interrogée au sujet de sa passe, Poulin a plutôt choisi de complimenter Flaherty.

«C’est elle qui a trouvé l’espace, c’est elle qui s’est vraiment mise en position, et heureusement, la rondelle s’est rendue. Mais ce tir était vraiment impressionnant.»

Moins d’une minute avant ce but décisif, Ann-Renée Desbiens avait réalisé deux arrêts clés, d’abord contre Rory Guilday sur un tir de la ligne bleue pas commode, puis contre Alexa Vasko, à l’embouchure du filet.

«Tout ce que je voyais à ce moment-là, c’était sa jambière. Je ne voyais pas (Desbiens), ce qui veut dire qu’Ottawa faisait quelque chose de bien sur cette séquence», a fait remarquer l’entraîneuse-chef Kori Cheverie en parlant de l’arrêt de Desbiens contre Vasko.

«Ce sont des matchs comme ça, ce sont des moments comme ça, ce sont des arrêts comme celui-là qui me rendent tellement heureuse que ‘Deb’ soit devant notre filet.»

Kati Tabin, avec son premier but en carrière en matchs éliminatoires, a fait vibrer les cordages au tout début de la deuxième période face à Philips, qui a réalisé 27 arrêts.

Sarah Wozniewicz, en première période, a trompé la vigilance de Desbiens, qui a fait face à 21 tirs.

La troisième rencontre aura lieu lundi soir au Centre Canadian Tire et la Victoire aura l’occasion de mettre la main sur la coupe Walter pour la première fois de son histoire et réaliser, enfin, l’objectif que l’équipe a fixé depuis son premier jour d’existence.

Cheverie l’a mentionné: la sensation de mener 2-0 une série finale trois de cinq est évidemment bonne. Mais les deux premiers matchs n’ont pas été de tout repos et elle s’attend à une autre dure bagarre lundi soir.

«On sait que c’est une équipe qui excelle dans son amphithéâtre. On sait que c’est une équipe qui se bat sans relâche, comme on l’a vu lors des deux derniers matchs, et on sait que la troisième victoire sera la plus difficile à décrocher», a déclaré Cheverie.

«Et donc, nous savons que si nous travaillons plus dur qu’elles, si nous mettons notre talent à profit et si nous exploitons notre effectif, nous serons bien placées pour nous donner les moyens de réussir. Et vous savez, c’est une bonne équipe de l’autre côté et nous allons devoir nous battre pour y arriver», a-t-elle ajouté.

Du côté de la Charge, l’entraîneuse-chef Carla MacLeod n’avait rien perdu de son proverbial optimisme. Et ce, même si son équipe accuse un retard de 2-0 sans que la Victoire n’ait joué avec l’avance pendant même une seule seconde depuis le début de la série.

«Bienvenue dans le monde du sport!», a répondu MacLeod lorsque questionnée à ce sujet.

«Il faut juste continuer comme ça. On croit en ce qu’on fait. Notre style de hockey est phénoménal. Ces femmes donnent tout sur la glace à chaque match, et à ce stade de la saison, il faut juste faire confiance au processus. On sait que de bonnes choses vont arriver.»