Accident mortel de Vallée-Jonction | La CTQ interdit à Mohsan Ihsanullah de conduire des poids lourds

Benjamin Aubert | 13 mai 2026 | 14:03
L'accusé, Mohsan Ihsanullah | Image tirée de Facebook

La Commission des transports du Québec a rendu mercredi une ordonnance interdisant à Mohsan Ihsanullah de conduire des poids lourds jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision visant le conducteur impliqué dans l’accident mortel ayant coûté la vie d’Alexandra Poulin en décembre 2024 découle d’une entente entre l’homme de 40 ans et la Direction générale des affaires juridiques et de l’inspection de la Commission survenue le 4 mai dernier.

«Selon l’entente écrite de règlement, M. Ihsanullah ne peut plus conduire de véhicule lourd pour une durée indéterminée, conformément aux conditions de sa remise en liberté […]. Les parties s’entendent pour ordonner à la SAAQ d’interdire la conduite d’un véhicule lourd à M. Ihsanullah», indique le juge administratif Julien Provost dans sa décision.

L’interdiction imposée constitue la sanction administrative la plus sévère pouvant s’appliquer à un conducteur de véhicule lourd en vertu de la Loi concernant les propriétaires, les exploitants et les conducteurs de véhicules lourds.

Celle-ci s’applique tant et aussi longtemps que la Commission n’a pas levé son interdiction.

Distinct des procédures criminelles

Même si l’entente à l’origine de cette ordonnance fait référence aux conditions de remises en liberté du conducteur dans le cadre des procédures criminelles intentées contre lui, la décision de la Commission s’inscrit dans le cadre des procédures administratives d’évaluation du comportement des conducteurs de véhicules lourds qui visaient M. Ihsanullah.

«Cette décision de la Commission doit être distinguée des conclusions que pourraient connaître le dossier criminel de M. Mohsan Ihsanullah en ce qu’elles sont de nature différente. Ainsi, indépendamment de la fin ou de l’extinction des sanctions criminelles, le droit d’une personne de faire lever une interdiction de conduire un véhicule lourd est subordonné à une autorisation préalable de la Commission, et ce, après un délai minimal de 6 mois suivant la décision», a indiqué la porte-parole de la Commission des transports du Québec, Hélène Chouinard.

«Cette personne devra alors démontrer, à la satisfaction de la Commission, que son comportement ne compromet pas l’intégrité des chemins ouverts à la circulation publique ou ne présente pas de danger pour la sécurité des usagers», a-t-elle ajouté.

Notons qu’en plus de l’accident mortel de décembre 2024, deux autres événements impliquant M. Ihsanullah étaient aussi à l’étude par la Commission, soit une infraction concernant des feux jaune survenue en mars 2025 et une infraction concernant une marche arrière dangereuse survenue en septembre 2025.