Plusieurs groupes manifestent devant le congrès de la CAQ dimanche à Drummondville

Louis-Philippe Harnois-Arel | 13 avril 2026 | 06:55
Manifestation de plusieurs groupes devant le Centrexpo de Drummondville en marge du congrès de la CAQ le 12 avril. (Crédit photo : Louis-Philippe Harnois-Arel, Arsenal Media)

Plusieurs centaines de manifestants étaient réunis face à l’Hôtel Times, sur la rue Saint-Amant à Drummondville le dimanche 12 avril, pour démontrer leur mécontentement quant aux décisions de la Coalition Avenir Québec en marge de la nomination de Christine Fréchette comme cheffe de la formation.

Le vice-président de la CSN, François Enault, a dénoncé les lois encadrant les grèves (Loi 14 visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out) et l’utilisation des cotisations syndicales à des fins légales (Projet de loi 3 visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail) adoptées dans les dernières années.

Il a rappelé que les paramédicaux et les agents correctionnels sont sans convention collective depuis 3 ans.

La Centrale souhaite à ce que la cheffe rencontre les leaders syndicaux dans les premiers jours, mais ne s’attend pas à ce que cela soit le cas.

François Enault a remis en question la légitimité du gouvernement, signifiant que moins de 20 000 personnes ont pu choisir l’identité du nouveau premier ministre

François Enault, vice-président de la CSN

La CSN compte rencontrer les différentes formations avant les prochaines élections afin d’obtenir des engagements clairs.

François Enault, vice-président de la CSN

Le mouvement du Communautaire à boutte, par l’entremise de son co-porte-parole, Mathieu Gélinas, a réitéré la revendication formulée pendant les mobilisations organisées lors des deux dernières semaines de mars, soit la création d’une table de négociation d’urgence dès le premier jour en poste.

Il rappelle que 20 000 travailleurs ont obtenu un mandat de grève sur les quelque 50 000 personnes du milieu au Québec.

Mathieu Gélinas, co-porte-parole du mouvement le Communautaire à boutte

Finalement, une demande a été formulée quant à la reconduite du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), menant à la résidence permanente pour les travailleurs étrangers temporaires.

Il est aussi demandé que les orphelins du PEQ bénéficient d’un renouvellement de leur permis de travail pour les requérant, leur conjoint et leurs enfants.

La vice-présidente du collectif Le Québec, c’est nous aussi, Sabrina Kouiper Philippon, en a fait la revendication en conférence de presse.

Sabrina Kouiper Philippon, vice-présidente du collectif Le Québec, c’est nous aussi

Rappelons que Christine Fréchette s’était engagée à reconduire le PEQ pendant deux ans lors de la course à la chefferie.