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Le prolongement des permis de certains travailleurs étrangers accueillis favorablement
Image d'illustration par Depositphotos La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce (CCINB) ainsi que l’Union des municipalités du Québec accueillent favorablement le sursis d’un an annoncé par le gouvernement fédéral pour certains travailleurs étrangers temporaires, mais ils estiment que la mesure ne règle pas le problème de fond.
Par voie de communiqué, la Fédération des chambres de commerce du Québec et la Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce indiquent que le délai offrira un répit à plusieurs entreprises de la région de la Nouvelle-Beauce.
Ils soutiennent toutefois qu’il demeure insuffisant pour assurer la prévisibilité dont les employeurs ont besoin.
«L’annonce de ce matin est un pas dans la bonne direction. Ce sursis d’un an donnera un coup de main précieux à plusieurs entreprises de la Nouvelle-Beauce. Toutefois, il s’agit d’un allègement temporaire. Nos entrepreneurs ont besoin de prévisibilité et de stabilité pour planifier leurs opérations. Sans solution durable, on risque simplement de repousser la même crise à l’an prochain», a mentionné la présidente-directrice générale de la CCINB, Marie‑Christine Lavoie.
De son côté, la PDG de la FCCQ, Véronique Proulx, soutient que les restrictions imposées au Programme des travailleurs étrangers temporaires à l’automne 2024 continuent de fragiliser plusieurs entreprises.
«L’annonce d’aujourd’hui arrive très tard et est limitée dans son ampleur, mais elle témoigne d’une prise de conscience qui est bienvenue. En revanche, ce que dont les entreprises et les travailleurs ont besoin, c’est de la prévisibilité, et un sursis d’une année seulement ne leur offre pas cela. Dans un an, on va revivre la même crise: tous les travailleurs non sélectionnés au PSTQ feront face à la même échéance qu’aujourd’hui», a-t-elle affirmé.
Les Chambres de commerce demandent à Ottawa de prolonger les permis de tous les travailleurs étrangers actuellement en emploi au Québec tant et aussi longtemps qu’ils seront nécessaires pour les entreprises. Elles demandent aussi à Québec de «hausser les seuils d’immigration permanente et revenir à un programme d’immigration prévisible, comme l’était le Programme de l’expérience québécoise».
Quant à l’Union des municipalités du Québec, son président, Guillaume Tremblay, note que les assouplissements annoncés vendredi par Ottawa ne répondent que «partiellement» aux demandes portées par les municipalités.
« L’annonce d’aujourd’hui est un premier pas, mais la mesure temporaire est très restreinte. Ça implique que le gouvernement du Québec soit en mesure de traiter rapidement les dossiers des travailleurs qui souhaitent accéder à la résidence permanente. Pour les travailleurs qui ne souhaitent pas accéder à la résidence permanente, le plafond de 15% pourrait tout de même faire en sorte qu’ils ne soient pas renouvelés. Plusieurs entreprises ne pourront pas bénéficier des mesures annoncées aujourd’hui et c’est notre économie qui va en souffrir», a ajouté le maire de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau, qui est aussi président de la commission sur l’immigration de l’UMQ.