TGV Québec-Toronto : des consultations publiques à Québec les 11 et 12 février

La Presse Canadienne | 20 janvier 2026 | 04:59
Illustration du TGV. | Capture d'écran (Société Alto)

Par Simon Bélanger, Initiative de journalisme local, Monquartier.quebec

La société d’État canadienne Alto, derrière le développement du Réseau de train à grande vitesse Québec-Toronto, procède au cours des trois prochains mois à un important exercice de consultations publiques, s’adressant particulièrement aux citoyens des villes se trouvant sur le corridor. En plus de faire part de ses idées en ligne, la population de Québec pourra aussi participer à des consultations les 11 et 12 février.

Tout juste avant de quitter son poste, l’ancien premier ministre Justin Trudeau avait donné le coup d’envoi officiel, le 19 février 2025, du projet Alto. Le gouvernement fédéral a alors confirmé que cette nouvelle société d’État serait en charge du «plus grand projet d’infrastructure dans l’histoire récente du Canada».

À terme, cette nouvelle infrastructure ferroviaire comptera sur des gares à Québec, Trois-Rivières, Laval, Montréal, Ottawa, Peterborough et Toronto.

En décembre dernier, Alto donnait plus de détails sur le premier segment du projet, qui reliera Ottawa et Montréal.

Consultations au Hilton et à l’université Laval

Une importante période de consultation commence dès le 21 janvier, avec des rencontres se tenant à Montréal et à Ottawa.

«Le lancement des consultations publiques marque un pas en avant concret dans la phase de développement et de préconstruction du projet. Les commentaires recueillis contribueront à déterminer le tracé du réseau ferroviaire et l’emplacement des gares, tout en guidant les efforts visant à minimiser les répercussions, à promouvoir l’inclusion et à renforcer les avantages locaux», mentionne Alto par voie de communiqué.

Du côté de Québec, ces événements, organisées sous formes de portes ouvertes, auront lieu les 11 et 12 février.

Le mardi 11 février, l’équipe d’Alto sera présente à l’hôtel Hilton Québec, de 11h à 15h, et de 17h à 21h. L’exercice se répétera le lendemain aux mêmes heures, cette fois-ci du côté du Pavillon Alphonse-Desjardins de l’université Laval.

«Venez rencontrer l’équipe Alto, partager vos idées et contribuer activement à la construction du réseau de trains à grande vitesse. Votre participation est essentielle pour bâtir un projet qui répond aux inspirations de toutes les communautés», invite la société d’État.

Ces séances sont offertes en français et en anglais, dans des lieux accessibles pour les personnes à mobilité réduite. Un service d’interprétation en langues des signes québécoise (LSQ) et américaine (ASL) sera aussi présent.

Au total, Alto organise 20 de ces portes ouvertes dans les villes se trouvant sur le futur tracé du TGV (train à grande vitesse). Un peu à l’ouest de Québec, deux séances auront aussi lieu le mercredi 25 janvier, à la Maison des Générations, à Cap-Santé.

Des consultations visant spécifiquement les Autochtones sont aussi en cours.

Vidéoconférence, consultation en ligne et carte interactive

En plus des séances en personne, 8 rencontres virtuelles d’information se tiendront entre janvier et mars. Ces séances bilingues proposeront une période de questions et de réponses en direct.

De plus, il est également possible de répondre à un sondage. Celui-ci porte sur les habitudes personnelles de mobilité, ainsi que sur les attentes et préoccupations envers le réseau proposé.

Par ailleurs, une carte interactive permet de placer des commentaires directement à certains endroits spécifiques du territoire. Plus d’une vingtaine de commentaires sont déjà inscrits pour la section entourant la ville de Québec.

Il est finalement possible de soumettre un mémoire. Toutes ces options sont offertes jusqu’au 29 mars 2026.

Des études de terrain seront réalisées entre le printemps et l’automne 2026. À l’été 2026, Alto dévoilera les résultats de sa consultation publique. Le tracé ferroviaire devrait aussi être dévoilé en 2026.

Une autre série de consultations suivra ensuite, afin d’évaluer plus en détails le tracé proposé par Alto.

Corridor à l’étude

Le site d’Alto offre une large documentation sur diverses thématiques : performance, sécurité, impact environnemental, impact économique, etc.

On en apprend aussi un peu sur le corridor à l’étude, entre Québec et Toronto. Le futur réseau ferroviaire doit relier les deux villes en environ 7h30. Pour la route Québec-Montréal, la durée du trajet serait d’1h30.

Le corridor couvre près de 1000 km. À Québec, celui-ci débuterait dans une gare située «dans un secteur bien connecté aux autres moyens de transport et offrant suffisamment d’espace».

«Les gares Alto en surface requièrent environ 42 000 km², soit la taille d’environ 6 terrains de football. En zone urbaine, le tracé doit avoir le moins d’impact possible sur les quartiers résidentiels et les propriétés privées», précise-t-on.

Des départs à fréquence élevée seront offerts, allant même jusqu’aux 30 minutes en période de pointe, selon les trajets.

La phase de développement et de préconstruction s’étale jusqu’en 2029-2030. Par la suite, une proposition sera déposée au gouvernement canadien, pour qu’il donne l’autorisation de poursuivre.

La construction aura ensuite lieu en plusieurs phases, chacune pouvant durer entre 8 et 10 ans, avec des mises en service progressives.

En février 2025, le gouvernement fédéral estimait le coût du projet à 100 G$.

Cet article bénéficie du soutien de l‘Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.