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Chefferie caquiste: le ministre Simon Jolin-Barrette invité à se lancer
Le leader du gouvernement du Québec et ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, dépose un projet de loi à l'Assemblée nationale du Québec, le mardi 2 décembre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Après la ministre Christine Fréchette, c’est au tour de Simon Jolin-Barrette d’être invité à se lancer dans la course pour succéder à François Legault. Les députés caquistes Shirley Dorismond et Mario Asselin croient qu’il doit faire partie de la course. Le principal intéressé a répondu par un message sibyllin sur les réseaux sociaux.
«Je demande à Simon de sortir de sa tanière et qu’il se lance dans la course», a affirmé Mme Dorismond en entrevue avec La Presse Canadienne, vendredi.
Selon elle, l’actuel ministre de la Justice incarne la troisième voie caquiste.
«Simon, c’est un réformateur. Il a 12 ans derrière la cravate, comme député et comme ministre. Il était à la table des décisions comme législateur. Il a fait beaucoup de réformes et de lois. Il comprend les enjeux économiques et il ne faut pas oublier non plus qu’il a le dossier des relations canadiennes», soutient-elle.
Shirley Dorismond n’a toutefois pas voulu garantir son appui à Simon Jolin-Barrette si jamais il décidait de se lancer.
«Je veux voir ses idées et sa vision. Pour moi, ça, c’est important avant. Quand il va confirmer, moi, je vais considérer sa candidature et je vais être la première à l’appeler pour lui demander: “Bon, c’est quoi ta vision?”» explique la députée.
Pour sa part, Mario Asselin croit qu’il est le «meilleur candidat» et lui donne son appui.
«Je trouvais important de me ranger derrière lui compte tenu qu’il représente un élément de la nouvelle génération, compte tenu de ce qu’il a fait comme parlementaire, compte tenu des nombreux projets de loi qu’il a portés comme parlementaire. Ça m’a toujours impressionné», a-t-il affirmé en entrevue avec La Presse Canadienne vendredi.
Peu après la sortie de ses collègues, Simon Jolin-Barrette a écrit un message sur les réseaux sociaux où il n’indique pas clairement ses intentions.
«Je tiens à remercier mes collègues pour leurs bons mots depuis quelques jours. Le départ de M. Legault, un grand homme d’État, laisse un vide dans la famille caquiste. Depuis 2018, nous avons effectué des réformes importantes au Québec, notamment en matière de développement économique et de défense de notre identité nationale. Nous avons fait mieux à ces égards que les gouvernements qui nous ont précédés. Nous devons être fiers de nos réalisations et redoubler d’efforts face aux critiques», écrit-il
«Cette fierté, il faut la partager en équipe. Le caucus de la CAQ est rempli de députés talentueux, de collègues déterminés et bien implantés dans leurs collectivités, dans leurs régions. Je suis honoré de siéger à vos côtés à l’Assemblée nationale et de défendre une vision forte et ambitieuse du Québec. Il reste dix mois au mandat et les Québécois souhaitent un gouvernement qui travaillera sans arrêt pour améliorer les choses dans toutes les régions du Québec. Nous avons tous les talents et la volonté pour y arriver, j’en suis persuadé», poursuit le ministre de la Justice.
Alors que Christine Fréchette représente davantage une candidature économique – elle est ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie – Simon Jolin-Barrette représente plutôt le camp nationaliste au sein de la Coalition avenir Québec (CAQ).
C’est notamment lui qui a chapeauté la loi 21 sur la laïcité de l’État et la loi 96 pour renforcer le français.
D’autres candidats potentiels
Jeudi, Christine Fréchette a dit entamer une réflexion après avoir reçu l’appui du ministre Gilles Bélanger.
Pour sa part, le ministre des Finances, Eric Girard, a indiqué qu’il était «intéressé» par la chefferie, mais qu’il était trop tôt pour dire s’il faisait le saut. Il souhaite connaître les règles avant.
Les ministres Jean-François Simard, Bernard Drainville et Christopher Skeete n’ont pas fermé la porte. L’ex-ministre de la Sécurité publique François Bonnardel n’a pas non plus exclu de faire le saut.
Geneviève Guilbault et Sonia LeBel pourraient aussi être intéressées à se lancer.
Les règles de la course doivent être dévoilées prochainement. On sait déjà que les ministres qui voudront se porter candidats devront abandonner leurs fonctions par souci d’équité.
Olivier Primeau ne se jette pas à l’eau
Le nom de l’entrepreneur Olivier Primeau avait circulé dans les derniers jours. Le principal intéressé a fermé la porte vendredi.
«Dans les derniers jours, mon nom a beaucoup été mentionné dans des listes de successeurs potentiels à François Legault. Ça me touche plus que les gens peuvent l’imaginer», a-t-il écrit sur le réseau social X.
«Il me reste encore des choses importantes à accomplir, autant sur le plan personnel qu’entrepreneurial. J’ai des projets à mener à terme, des responsabilités à honorer et des expériences à compléter. Je veux faire les choses correctement et dans le bon ordre. Donc, j’ai décidé de ne pas me lancer à ce moment-ci dans la course», a-t-il ajouté.
Il dit toutefois avoir un «intérêt pour cette course, les personnes qui vont la faire et surtout, les idées qui seront débattues».