Un mouvement régional s’installe pour défendre les jeunes face au port du masque au primaire

Crédit photo: Courtoisie Annie Berthiaume

Annie Berthiaume, une mère de quatre enfants de Sainte-Marie est à l’origine d’un regroupement pour dénoncer le port du masque chez les enfants du primaire en zone rouge.

Cette mesure qui doit entrer en vigueur au retour de la relâche ne fait pas l’affaire de tous, c’est pourquoi elle compte se rendre à l’école de ses enfants, lors du retour en classe le mardi 9 mars prochain, pour exposer sa vision.

Elle espère être accompagnée par d’autres parents pour faire changer les choses, indiquant avoir déjà contacté les députés régionaux, mais en vains.

Madame Berthiaume se dit en accord avec la plupart des mesures sanitaires mise en place comme la distanciation sociale, le lavage des mains et autres. Elle juge toutefois inutile d’imposer le port du masque en tout temps, à l’école. La mère de famille ne veut pas non plus utiliser les enfants pour manifester leur désaccord.

Elle ajoute aussi que l’un de ses enfants, âgé de trois ans, va dans une école Vision et n’a jamais vu le visage de son professeur. Une situation qu’elle dénonce.

L’objectif de Mme Berthiaume est de laisser le choix aux parents de décider ce qui est le mieux pour leurs enfants, ajoutant que ceux-ci ont déjà assez soufferts depuis le début de la pandémie. Elle dénonce l’incohérence de la situation.

Annie Berthiaume, mère de quatre enfants

Faire bouger les choses

Pour faire bouger les choses, Annie Berthiaume a choisi de créer un groupe Facebook «Ste-Marie pour les enfants». Avec cette initiative, elle souhaite obtenir plus d’appuis, et ainsi, se ressembler sur place, plutôt que simplement derrière un clavier d’ordinateur.

«Beaucoup vont écrire et passer son mécontentement par les médias sociaux. Je crois qu’on peut faire plus que cela. Nous, les parents, porteront le masque et nous espérons que les jeunes ne le porteront pas pour le rassemblement. Ceci dit, on ne veut pas garder nos enfants à la maison comme plusieurs le suggèrent. On croit qu’ils doivent être en classe », explique-t-elle.

D’autres mouvements pourraient s’organiser en région, mais aussi au Québec. Chose certaine, l’annonce gouvernementale de mercredi soir est grandement attendue par la famille Berthiaume, mais aussi, par l’ensemble des Québécois.