Le bonheur pandémique des Québécois

Êtes-vous heureux dans votre vie quotidienne ? Êtes-vous heureux au travail ? Ce sont des questions que l’on se posent régulièrement.

Au cours de la dernière année et demie, en raison de la pandémie de COVID-19, notre bonheur en tant que société québécoise a toutefois diminué.

Selon Pierre Côté, président et fondateur de l’indice de bonheur Léger, le pourcentage de bonheur des Québécois a toujours été stable autour de 75%. Avec la COVID-19, le niveau est descendu sous les 70%, du jamais-vu, selon M. Côté.

Pierre Côté, président et fondateur de l’indice de bonheur Léger

Cependant, si l’on compare avec les grands évènements de l’histoire du XXe siècle, la diminution du bonheur ne semble pas si « dramatique ».

Et au travail ?

On passe environ 70 000 heures au travail au cours d’une vie.

C’est beaucoup de temps admet Pierre Côté. Or, il n’est pas anormal de voir que la baisse du niveau de bonheur ait une incidence au travail.

La pandémie a accentué la situation dans les derniers mois.

Avec l’indice du bonheur au travail développé par l’équipe de M. Côté, il est possible de faire des liens avec le bonheur général.

Pierre Côté, président et fondateur de l’indice de bonheur Léger

Différences générationnelles

Pour Pierre Côté, les différences entre les générations dans leur bonheur au travail sont énormes. Il estime que les jeunes travailleurs ne veulent pas considérer leur emploi comme une corvée ou une tâche ingrate.

Avec la pénurie de main-d’œuvre, cela donne un avantage certain aux jeunes travailleurs, contrairement aux dernières décennies.

Pierre Côté, président et fondateur de l’indice de bonheur Léger