Élections provinciales | Le coup d’envoi est donné, première bourde pour Legault

Les chefs des cinq principaux partis politiques (photo : montage - Arsenal Media).

Le coup d’envoi a été donné hier pour la campagne électorale provinciale, lorsque le premier ministre François Legault s’est rendu à la résidence du lieutenant-gouverneur du Québec, Michel Doyon, pour lui demander de dissoudre l’Assemblée nationale.

Les chefs des différents partis se sont enchaînés pour des déclarations de lancement de campagne.

La cheffe libérale Dominique Anglade a posé l’économie comme question de l’urne, en plein contexte d’inflation et de pénurie de main-d’œuvre.

Au Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon affirme que sa formation sera l’équipe Cendrillon de la campagne.

Chez Québec solidaire le co-porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois s’est targué d’avoir rassemblé la meilleure équipe de l’histoire du parti de gauche.

Le chef conservateur Éric Duhaime s’est quant à lui réjoui que son parti soit entré dans la cour des grands, se disant confiant de faire élire plus d’un député le 3 octobre.

Une première bourde pour Legault

François Legault s’est lancé avec humilité, disant ne rien prendre pour acquis, mais a suscité la controverse lorsqu’il a désigné sa rivale libérale comme « cette madame » dans son discours de lancement de campagne.

Le chef de la CAQ a déclaré « comment cette madame peut-elle dire que l’économie du Québec ne va pas bien? », en réponse à la cheffe libérale, qui avait demandé s’il répéterait que la pénurie de main-d’œuvre est une bonne nouvelle.

Mme Anglade a rétorqué que « la madame, elle a un plan ! » devant quelques centaines de militants réunis à Montréal.

Questionné à savoir pourquoi il ne nommait pas sa vis-à-vis libérale, M. Legault a précisé qu’il essayait de ne pas personnaliser et a promis de l’appeler désormais par son titre.