Décès de Josée Camiré : le coroner souligne l’importance de la ceinture de sécurité

Benjamin Aubert | 6 novembre 2026 | 15:33
Josée Camiré | Photo: Municipalité de Saint-Elzéar

L’ancienne conseillère municipale de Saint-Elzéar, Josée Camiré, ne portait pas sa ceinture de sécurité ni de casque lorsqu’elle a été victime d’un accident de VTT en mai dernier dans un sentier privé derrière la route Beaurivage.

Dans son rapport publié vendredi, le coroner Daniel Riverin souligne que Mme Camiré a perdu la vie après que l’engin sur lequel elle prenait place comme passagère pour «superviser la conduite d’une proche en apprentissage» se soit renversé sur le côté.

«Selon les éléments de l’enquête policière, pendant la promenade, un demi-tour s’avère nécessaire. Mme Camiré guide la conductrice durant l’exécution de ce virage. Cependant, en raison d’une fausse manœuvre présumée, le véhicule côte à côte (VCC) devient instable et se renverse. Pendant ce temps, Mme Camiré est éjectée et sa tête se retrouve coincée entre un rocher et le véhicule. Étant incapable de la sortir de cette position en raison notamment du poids de l’engin, la conductrice accourt à la maison pour appeler le 911. Quelques minutes après l’accident, les pompiers sont en mesure de dégager Mme Camiré. Elle est inconsciente et ne respire pas», écrit-il en précisant que son décès a été constaté sur place après que des manœuvres de réanimation aient été tentées.

Le coroner Riverin note également que la personne au volant du véhicule côte à côte «en est à ses premières heures d’apprentissage» et qu’elle pourrait avoir confondu la pédale de frein et l’accélérateur. «Quoi qu’il en soit, le VCC se trouve dans une situation d’instabilité. Une embardée survient en quelques instants et s’avère fatale pour Mme Camiré.»

«Il est raisonnable de penser que le seul port du casque n’aurait pas permis d’empêcher les fractures cervicales qui se sont probablement avérées létales à elles seules pour Mme Camiré. Quant à lui, le port de la ceinture de sécurité aurait sans doute pu réduire la gravité du traumatisme qu’elle a subi et vraisemblablement contribuer à prévenir l’issue fatale», soutient-il en rappelant l’importance des campagnes de sensibilisation sur le sujet.

«Certains utilisateurs de véhicule tout-terrain (VTT), tel que le VCC, demeurent réfractaires au port des équipements de sécurité. Cette situation explique la reconduction annuelle des campagnes de sensibilisation visant à promouvoir l’adoption de pratiques sécuritaires lors de leur utilisation. Dans ce contexte, il apparaît pertinent de transmettre le présent rapport d’investigation aux autorités du MTMD afin de contribuer aux efforts de sensibilisation et de soutenir la poursuite de ces initiatives de prévention auprès des utilisateurs de VTT», conclut-il.