Son fils agressé à l’école | Une conseillère municipale de Lévis dénonce la violence

Benjamin Aubert | 28 octobre 2026 | 12:22
Photo: Ville de Lévis

La conseillère municipale de Lauzon et mairesse suppléante de Lévis, Mélanie Sicotte, dénonce la violence et appelle à davantage de respect dans les échanges publics après que son fils de 14 ans ait été frappé à la tête et au torse à l’école.

Dans une publication sur Facebook, elle explique avoir quitté précipitamment la séance du conseil municipal de mardi soir après avoir été informée de l’agression.

«J’ai dû quitter précipitamment le conseil municipal avant même le début de la séance. Les intervenants de l’école venaient de m’appeler : mon fils de 14 ans avait reçu plusieurs coups à la tête et au torse. Pas d’inquiétude, il va bien!», écrit-elle en remerciant le personnel scolaire pour son intervention.

Mme Sicotte dit vouloir profiter de l’événement pour réfléchir à la place du respect dans la société, tout en précisant qu’elle n’établit aucun lien entre l’agression et le débat politique.

Elle critique notamment les insultes et les attaques personnelles visant des élus dans les médias et sur les réseaux sociaux.

«Sans établir de lien entre l’agression de mon fils et le débat politique, je suis préoccupée par la façon dont nous nous parlons dans l’espace public. Les insultes, l’humiliation et les attaques personnelles prennent trop souvent la place des arguments. Au cours des derniers jours, certains propos visant les maires de Québec et de Lévis, dans les médias et sur les réseaux sociaux, m’ont semblé relever davantage du dénigrement que de la critique constructive. Ce ton me préoccupe», dit-elle.

La conseillère rappelle que la critique des décisions politiques est essentielle en démocratie, mais estime qu’elle doit se faire sans humiliation ni intimidation. Elle appelle les élus, les médias et les citoyens à contribuer à un débat public plus respectueux.

«Le respect s’apprend, se transmet et se démontre. À la maison, à l’école, dans nos institutions et dans l’espace public. Nous devons accorder davantage de place à l’apprentissage du civisme : exprimer un désaccord sans blesser, écouter une autre opinion et reconnaître qu’une idée différente peut aussi avoir de la valeur. Ensemble, nous pouvons trouver de meilleures solutions. Comme adultes, nous devons donner cet exemple», soutient-elle.