Équijustice Beauce amène les adolescents à réfléchir sur leurs relations en ligne

Benjamin Aubert | 27 octobre 2026 | 05:00
Photo: Unsplash

L’organisme Équijustice Beauce a lancé un projet pilote à la Polyvalente de Saint-Georges afin de sensibiliser les adolescents aux effets des réseaux sociaux et des technologies sur leurs relations.

Depuis le 19 octobre, un intervenant anime des ateliers auprès de 19 groupes d’élèves de troisième secondaire et d’adaptation scolaire. Au total, 76 rencontres sont prévues, réparties sur quatre mois.

Baptisé Derrière l’écran, il y a l’autre, le projet aborde notamment la cyberintimidation, la vie privée, l’identité numérique et le fonctionnement des algorithmes.

Les discussions partent des expériences et des questions des jeunes et sont intégrées aux cours de français, de mathématiques, d’anglais et d’univers social.

«Les mathématiques permettent de décortiquer le fonctionnement des algorithmes ; le français, d’aborder les dynamiques de communication en ligne ; l’univers social, de réfléchir à la citoyenneté et au vivre- ensemble numérique ; et l’anglais, d’explorer la culture numérique dans laquelle baignent les jeunes», souligne l’organisme par voie de communiqué, en indiquant que l’intégration pédagogique «a été pensée en concertation avec la direction et les enseignants».

Un espace de dialogue

«Plutôt que de dicter des règles, Équijustice Beauce mise sur ce qu’elle fait au quotidien en justice réparatrice et en médiation : créer un espace de dialogue sécuritaire où chacun peut réfléchir à l’impact de ses gestes sur les autres», explique-t-il.

«On veut que les jeunes prennent le temps de se demander comment leurs gestes en ligne touchent les autres et comment ils souhaitent vivre ensemble, sur les réseaux comme ailleurs. En les écoutant et en partant de leur réalité, on ouvre un dialogue qui les aide à faire des choix éclairés», ajoute la directrice de l’organisme, Julia Richard.

Des questionnaires remplis par les élèves, les enseignants et les intervenants permettront d’évaluer les retombées du projet.

Financée notamment par le Fonds d’études notariales et la Polyvalente de Saint-Georges, le projet pourrait être étendu à d’autres écoles. Des partenaires sont d’ailleurs recherchés pour pérenniser l’initiative et l’étendre à d’autres groupes.