Harper a conseillé Duhaime sur la gestion de caucus et le gouvernement minoritaire
Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, répond aux questions des journalistes au moment de voter dans sa circonscription de Bellechasse, à Sainte-Claire, le 5 octobre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Karoline Boucher Le chef conservateur Éric Duhaime a consulté l’ancien premier ministre du Canada, Stephen Harper, pour obtenir ses conseils.
En conférence de presse mardi matin à l’Assemblée nationale, M. Duhaime a indiqué qu’il lui avait parlé la veille.
Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ) a dit qu’il avait obtenu de lui de «précieux conseils» sur la gestion d’un caucus et sur la situation d’un gouvernement minoritaire.
Chef du Parti conservateur du Canada de 2004 à 2015, M. Harper a été élu pour la première fois en 2006 à la tête d’un gouvernement minoritaire et réélu en 2008 encore une fois minoritaire.
Cette expérience pourrait servir à M. Duhaime dans le contexte de la nouvelle Assemblée nationale: le Parti québécois forme un gouvernement minoritaire avec 59 députés sur 127, qui devra donc obtenir la collaboration des autres formations, alors que le Parti libéral (PLQ) a gagné 40 sièges, le PCQ, 19, et Québec solidaire, 9.
«Il y a des personnes effectivement d’expérience dans la famille conservatrice qui vont nous épauler là-dedans, à titre d’exemple, c’est un exemple un peu dans le champ gauche, mais hier matin (lundi), j’étais avec Stephen Harper (…). Je pense que c’est le genre d’expertise dont on a besoin.»
M. Duhaime a ajouté que M. Harper lui a donné son livre sur l’histoire des drapeaux au Canada.
«Il faisait des liens avec ce qui s’est passé dans l’Histoire, puis il me rappelait certains faits historiques par rapport au mouvement conservateur au Québec. Et je pense que c’était de très précieux conseils.»
M. Duhaime fait son entrée à l’Assemblée nationale à la tête d’un groupe parlementaire de 18 autres élus, dont une seule, Maïté Blanchette Vézina, a de l’expérience en Chambre.
«Je sais qu’on va être testé. C’est normal. Ça fait partie de la démarche démocratique. On est moins expérimentés que les autres, moi le premier.»
Il y a quelques jours, son député Patrick Paquet a été recadré par la Caisse de dépôt et placement du Québec concernant le coût du projet de tramway de Québec, dont La Caisse est maître-d’oeuvre.
De même, Mme Blanchette Vézina avait laissé entendre dans Le Devoir que son parti allait remettre en question les consensus scientifiques, ce qui a mené à une levée de boucliers.