Les députés du Parti libéral du Québec assermentés au Salon rouge
Le chef libéral Charles Milliard avec son député de Verdun, Antoine Dionne-Charest, à la cérémonie d'assermentation des élus du Parti libéral du Québec (PLQ) qui se tenait au Salon rouge le 19 octobre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot L’ambiance était à la fête, lundi, pour les députés du Parti libéral du Québec (PLQ) qui se sont fait assermenter au chic Salon rouge de l’Assemblée nationale.
Le 5 octobre, le PLQ a plus que doublé sa députation, la faisant passer de 18 à 40 en reprenant plusieurs circonscriptions à Montréal, à Laval, en Outaouais, en Montérégie et en Estrie.
Un «réel progrès», selon l’ex-ministre libéral Jean-Marc Fournier, venu assister à la cérémonie avec d’autres dignitaires tels que Jean Charest et Lawrence Cannon.
D’ailleurs, la plupart des députés ont chaleureusement salué M. Charest en se rendant à leurs places, y compris son fils Antoine, élu pour la première fois dans Verdun.
«Je suis le p’tit nouveau», a lancé ce dernier, assurant vouloir faire ses classes au sein d’un PLQ qui conserve son statut d’opposition officielle à l’Assemblée nationale.
Jean Charest a tenu à dire que son fils s’était «construit lui-même» et avait «tracé sa voie». «Pour nous, c’est un grand moment de bonheur», a-t-il confié aux côtés de sa femme Michèle.
La députée de Bourassa-Sauvé, Madwa-Nika Cadet, s’est pour sa part dite «très fière». «Notre équipe a travaillé tellement fort (…) et nous avons un chef extraordinaire», s’est-elle félicitée.
Elle promet que le PLQ sera une opposition «constructive», qui collaborera avec le gouvernement du Parti québécois (PQ) «quand ce sera dans l’intérêt des Québécois».
Des 40 élus libéraux, seule la députée de Vachon, Affine Lwalalika, n’a pas pu participer à la cérémonie puisqu’il y a recomptage judiciaire dans sa circonscription.
À noter que les libéraux ont tous, sans exception, prêté serment au peuple du Québec, renonçant au serment d’allégeance au roi, devenu facultatif depuis 2022.
Plusieurs d’entre eux ont choisi de prononcer leur serment en français et en anglais.
Fierté, lucidité et humilité
Dans son discours, le chef libéral Charles Milliard a affirmé que ses députés pouvaient être fiers, mais que leur fierté devait s’accompagner «d’une bonne dose de lucidité et d’humilité».
«Le Parti libéral est de retour!» a-t-il lancé. Or, «si notre travail de reconstruction était terminé, c’est nous qui formerions aujourd’hui le gouvernement», a-t-il souligné.
«Il reste beaucoup de régions à reconquérir. (…) Le résultat du 5 octobre, ça constitue certes une étape importante, mais ce n’est certainement pas l’aboutissement de tous nos efforts.»
Par ailleurs, personne ne peut présumer de la durée du gouvernement minoritaire de Paul St-Pierre Plamondon, a-t-il remarqué, appelant à la mobilisation et au travail d’équipe.
«Pour régler des crises, le gouvernement trouvera en nous un partenaire fiable et ouvert, mais pour créer des crises, (…) il trouvera en nous un adversaire coriace et intraitable», a-t-il averti.
En point de presse, il a précisé qu’il sera «intraitable» sur la question de l’immigration en région, la nécessité d’assainir les finances publiques et la question nationale.
M. Milliard a affirmé que le lys est «tout aussi éclatant aux côtés de la feuille d’érable», un plaidoyer fédéraliste qui a déclenché un tonnerre d’applaudissements.
Officiers parlementaires
Dimanche, Charles Milliard avait dévoilé la composition de sa garde rapprochée.
C’est le vétéran André Fortin qui occupera le poste névralgique de leader parlementaire, tandis que Julie White, qui a arraché Jean-Talon au PQ, sera leader adjointe.
Mme Cadet a été nommée whip en chef et Filomena Rotiroti, présidente du caucus.
Le chef de cabinet de M. Milliard est Pascal D’Astous, un conseiller d’expérience qui a notamment travaillé dans les gouvernements Charest et Couillard.