«J’entend très fort ceux qui veulent que je reste», dit Gina Cloutier
Photo: Tirée de Facebook Quelques heures après avoir annoncé sa démission en raison d’insultes et des menaces, la mairesse de Frampton, Gina Cloutier, fait face à une vague d’amour.
Une pétition en ligne réclamant qu’elle reviennent sur sa décision a recueillis plus de 275 signatures depuis l’annonce de Mme Cloutier.
«Gina Cloutier, depuis sa participation au conseil municipal, a toujours démontré une volonté sincère de progresser et de mener à bien des projets bénéfiques pour Frampton. Son engagement, sa détermination et son sens du service public ont réellement inspiré beaucoup d’entre nous et ont apporté des changements positifs dans notre région. Nous avons besoin de dirigeants comme elle, qui osent prendre des décisions difficiles et s’attacher au bien-être de tous», peut-on notamment lire dans le texte associé à la pétition.
En entrevue, Mme Cloutier soutient aussi avoir reçu près d’une centaine d’appels de personnes qui lui témoignent de leur appui.
«J’ai des téléphones, j’ai eu proche d’une centaine de téléphones de soutien, de gens qui me disent on ne laissera plus faire ça, tu n’as aucun bon sens, plus la pétition qui est rendue quasiment à un cinquième de la municipalité de Frampton en tant que personne. Là, j’entends très très très très fort ceux qui veulent que je reste. Je vais t’avouer que ça fait réfléchir», a-t-elle mentionné.
«On ne les entendait pas, on ne les voyait pas, on entendait plus les commentaires négatifs, les insultes et le manque de respect sur les réseaux sociaux. J’ai eu de l’intimidation et des rumeurs de menaces que j’allais me faire casser les deux jambes. On n’est plus simplement dans un désaccord sur un projet municipal», a exposé la mairesse pour expliquer la décision qu’elle a annoncée mardi.
En plus des menaces et insultes dont elle a été la cible, Mme Cloutier déplore aussi que de la «désinformation» ait circulé concernant le projet de salle communautaire et souligne que plusieurs citoyens qui se sont présentés à une récente soirée d’information sur le sujet «étaient stationnés sur une idée et qu’il n’y avait pas moyen de les faire changer».
«Ça a été une drôle de rencontre, je ne peux pas dire que ça a été agréable. J’avais plus le sentiment que les gens essayaient plus de me coincer. Il y a des gens qui ont dit des choses qui étaient, selon moi, pas vraies et erronées. Je ne peux pas rien faire si les gens ne veulent pas écouter ce qu’on a à dire. Les gens ne viennent pas beaucoup au conseil, puis les gens, quand on les reçoit, il y en a qui n’ont pas d’écoute», a-t-elle affirmé.