Lexus IS 350 AWD 2026, l’essence tout simplement

Arsenal Media | 26 septembre 2026 | 07:37
Photo courtoisie

Par Marc Bouchard

Chaque fois qu’un constructeur annonce une nouvelle génération, je retiens mon souffle en attendant le mot « hybride ». Avec la Lexus IS 350 AWD 2026, il n’est jamais venu. J’ai passé une semaine au volant, entre Saint-Hyacinthe et les rangs de la Montérégie, et je vous avoue que j’ai souri plus souvent qu’à mon tour.

Le plus étonnant, c’est ce que cette IS n’est pas. Chez Lexus, on mise sur l’hybride dans à peu près tout ce qui bouge, et pourtant la berline renouvelée pour 2026 ne s’accompagne d’aucune forme d’électrification. La gamme a aussi fondu comme neige au soleil. Adieu l’IS 300, adieu la redoutable IS 500 et son V8 de 5 litres : il ne reste que le V6 de 3,5 litres dans sa déclinaison 350, avec 311 chevaux et 280 livres-pieds de couple, une boîte automatique à six rapports et un rouage intégral.

Ce V6 a deux personnalités. À bas régime, il est doux et souple, presque discret. Passé les 4 000 tr/min, il se réveille, fonce vers la zone rouge et nous gratifie d’une sonorité qui fait lever le pied du frein plus souvent que nécessaire. La boîte à six rapports n’est pas la plus vive du marché quand on la brusque, mais elle sait se faire oublier le reste du temps, c’est-à-dire presque toujours, entre l’autoroute 20 et la route 116.

Sur nos routes, meurtries par l’hiver, la IS trouve un bon compromis entre confort et sportivité. Elle encaisse plutôt bien les chaussées abîmées, sauf quelques soubresauts quand ça devient vraiment mauvais. Le train avant des dirige avec précision, la voiture reste stable dans les courbes et le freinage est efficace. Mais que les choses soient claires : si vous jurez par la sportivité d’une BMW les plus extrêmes, vous frappez à la mauvaise porte. Ici, on privilégie le raffinement.

À l’intérieur, Lexus a enfin compris la leçon. Terminé le pavé tactile de portable qui nous rendait fous : la console propose maintenant plusieurs vrais boutons et un vrai levier de vitesses. L’écran garde une taille raisonnable, et si les graphismes ne gagneront aucun prix de modernité, Apple CarPlay et Android Auto règlent le problème.

La finition est soignée, les matériaux sont agréables au toucher et l’agencement est bien fait. Un irritant, toutefois : une excroissance sur le tunnel central, près de la jambe droite du conducteur, qui peut gêner selon la position du pied. On se demande un peu la raison de cette présence. L’espace est correct pour la tête et généreux pour les jambes, et le coffre de 306 litres n’a pas bougé.

Reste la pompe. Ressources naturelles Canada annonce 10,8 L/100 km en moyenne, un chiffre atteignable dans des conditions idéales. Durant ma semaine, j’ai plutôt oscillé entre 12 et 13, et il faut verser du super. Côté portefeuille, la IS 350 démarre à 63 033 $, transport et préparation compris, et une couleur plus pimpante comme le rouge ou le bleu ajoute 650 $. Les groupes F Sport 2, F Sport 3 et Apparence spéciale font grimper la facture rapidement. À moins de tenir aux sièges ventilés et à mémoire, qui exigent au moins le F Sport 2, les deux derniers me semblent trop chers pour ce qu’ils apportent à la conduite de tous les jours.

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2025.07.31