Samuel Poulin critique Duhaime pour son absence à une rencontre transpartisane

Benjamin Aubert | 8 septembre 2026 | 10:45
Photo: Gracieuseté

Le ministre sortant et candidat caquiste dans Beauce-Sud, Samuel Poulin, a vivement critiqué la décision du chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, de ne pas participer à une rencontre transpartisane des chefs de parti avec la première ministre, Christine Fréchette, lundi soir.

Cette rencontre portait sur l’impact de l’entrée en vigueur des contre-tarifs canadiens sur l’économie québécoise.

M. Duhaime a été le seul chef de parti à ne pas y participer. Il a expliqué sur les réseaux sociaux qu’il refusait l’invitation puisqu’il estime que celle-ci était «un élément de sa vaste stratégie de marketing».

«Éric Duhaime veut vendre la « balance du pouvoir » tout en refusant de travailler avec la première ministre en place? C’est carrément indéfendable.», a réagit Samuel Poulin en accusant le chef conservateur de ne pas s’intéresser à l’économie locale et aux emplois de Chaudière-Appalaches.

Une rencontre critiquée par les autres chefs

Notons qu’au sortir de la rencontre en question, le chef libéral Charles Milliard s’est dit «pas du tout rassuré» alors que le chef péquiste Paul St-Pierre-Plamondon a déploré qu’il ne s’agisse que d’une annonce de «ce qu’on allait publier dans les médias dans la même soirée». M. St-Pierre-Plamondon a également proposé «de procéder par courriel pour les prochains décrets du gouvernement».

Au moment d’écrire ces lignes, Québec Solidaire n’avait toujours pas commenté le contenu de la rencontre.

M. Duhaime a toutefois ajouté en avant-midi, mardi, être «content» de ne pas avoir «fait partie des figurants dans la grande pièce de théâtre de la metteure en scène Christine Fréchette».

Convocation de la Cellule économique Beauce–États-Unis

Par ailleurs, M. Poulin a indiqué qu’il convoquera une rencontre de la Cellule économique Beauce–États-Unis au cours de la journée de mardi afin de faire le point sur les plus récentes mesures annoncées par Québec afin de venir en aide aux entreprises touchées par la situation commerciale entre le Canada et les États-Unis.

« La guerre tarifaire n’est pas virtuelle, elle est réelle. La Beauce est fortement touchée, que ce soit nos entreprises, nos travailleurs ou nos compagnies de transport. Il était important pour moi d’être présent aujourd’hui pour porter le message de notre région et ajuster nos programmes en matière d’achat québécois pour le gouvernement et les municipalités», a-t-il affirmé.