Une famille de Frampton pourra finalement reconstruire sa résidence

Benjamin Aubert | 3 septembre 2026 | 05:01
Photo: Unsplash

Une famille de Frampton pourra finalement reconstruire sa résidence détruite par un incendie, après avoir vécu plusieurs mois dans son garage en raison d’un problème lié à une erreur administrative datant de 1981.

L’histoire, d’abord révélée le week-end dernier par Le Journal de Québec, a connu une conclusion positive dans les derniers jours après que la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) ait transmis un avis de conformité permettant la reconstruction.

En entrevue, la mairesse de Frampton, Gina Cloutier, a expliqué que le conseil municipal de 1981 avait accordé un permis de construction pour une résidence alors que la CPTAQ n’avait autorisé que la construction d’un bâtiment agricole sur le terrain situé en zone agricole.

Or, l’incendie survenu en février dernier a fait en sorte qu’un nouveau permis de construction a dû être demandé pour permettre la reconstruction, ce qui a sonné une alarme dans les bureaux de la municipalité.

«La municipalité, avec la MRC et le député, on a travaillé fort pour voir comment on pourrait aider la famille et faire en sorte qu’ils puissent avoir le droit de se reconstruire», a mentionné Mme Cloutier.

Alors que la famille a récemment reçu un avis d’expulsion lui donnant 30 jours pour quitter le garage qu’ils habitaient temporairement, Mme Cloutier a indiqué qu’une tolérance sera finalement accordée à la suite de la réception de l’avis de conformité de la CPTAQ qui permettra la reconstruction.

«Notre règlement municipal est clair là-dessus, on n’a pas le droit [de résider dans un garage]. Donc, on est allé leur porter un avis, puis un avis d’expulsion [dans un délai réglementaire] de 30 jours. Et puis, présentement, ce qu’on a décidé, vu qu’on a eu l’avis positif de la CPTAQ, c’est qu’on va enlever notre avis d’infraction, mais on va suivre ça de près pour s’assurer que la famille n’est pas en danger», a-t-elle révélé en indiquant que des préventionnistes s’étaient rendus sur les lieux après la réception d’une plainte.

La mairesse a également confirmé que la municipalité octroierait son permis de construction «sous peu», dès que la conformité de la demande et des plans aura été validée.

D’après une entrevue de Jean-François Routhier