Charles Milliard tente de regagner le coeur de la Beauce

Benjamin Aubert | 11 août 2026 | 14:59
Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, était de passage en Beauce le 10 août dernier. Sur cette photo, il est entouré des candidats de son parti dans la région de Chaudière-Appalaches. | Photo: Gracieuseté

Alors que sa formation politique traîne de la patte dans les plus récentes projections de Qc125 pour les deux circonscriptions de la Beauce, le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, était de passage dans la région lundi pour rencontrer de multiples intervenants locaux.

Au cours de sa journée en compagnie des candidats libéraux dans Chaudière-Appalaches, il a notamment visité l’École d’entrepreneurship de Beauce (EEB) avec son fondateur, Marc Dutil, rencontré différents intervenants du réseau de la santé ainsi que les élus municipaux de Saint-Georges.

«C’est une journée que je voulais un peu axer sur les principales missions de l’État, soit l’économie, la santé et les relations avec les municipalités. Ça a été vraiment une belle journée, qui va ressembler à une journée de campagne dans deux semaines», a-t-il expliqué.

Répliquer le modèle de la Beauce

Marqué par son passage à l’EEB, il estime que le gouvernement doit cesser «de faire de l’interventionnisme» pour «répliquer le modèle de la Beauce un peu partout au Québec».

«Si on veut faire vivre nos régions, ça prend un gouvernement qui va remettre l’économie en ligne, qui va arrêter de faire de l’interventionnisme, qui va aider les jeunes et les moins jeunes à se partir en affaires, à créer des jobs, à faire vivre nos rues principales, puis nos parcs industriels au Québec», a-t-il soutenu en insistant sur «l’importance de soutenir les PME» pour les inciter à croître.

Devant les barrières que sont la pénurie de main-d’œuvre et la bureaucratie, il rappelle que sa formation propose «un moratoire sur toute nouvelle règle administrative» afin de «procéder à une révision de la réglementation au Québec» pour «arrêter d’embêter les villes et les entrepreneurs avec des formulaires».

M. Milliard souhaite également «revoir la politique d’immigration de la CAQ» et «mieux évaluer le potentiel d’accueil de chacune des régions». «On a joué au yo-yo politique avec les immigrants dans les huit dernières années et ça achève», dénonce-t-il.

Des candidats locaux

En vue des élections qui approchent, le chef libéral soutient que le choix de candidats locaux est le premier ingrédient de la recette de son parti pour regagner le cœur de la région, qui a jadis été importante pour sa formation.

Rappelons que la circonscription de Beauce-Sud a longtemps été un château fort libéral, mais celle-ci est représentée par la CAQ depuis 2018. Quant à Beauce-Nord, la circonscription a fait élire des députés adéquistes ou caquistes depuis 2003 après 18 ans de représentation libérale.

«Dans Beauce-Nord, Nancy Labbé, je pense que ça se passe de présentation. Elle est très connue. Dans Beauce-Sud, Alvaro [Peressutti] est d’origine vénézuélienne, mais il habite la région depuis très longtemps. Sa femme est urgentologue à l’hôpital. Il connaît ses dossiers», souligne-t-il.

«Les résultats de 2022 ne sont pas pentoute ce que je souhaite, mais écoutez, les gens ont fait confiance à la CAQ depuis huit ans et la CAQ a déçu largement en Beauce. Alors, les Beaucerons auront le choix entre être dans l’opposition avec le PCQ ou être probablement au pouvoir avec nous. On va leur faire des propositions dans les prochaines semaines», a-t-il ajouté.