AtkinsRéalis et Siemens Mobilité sélectionnées pour réaliser le tramway de Québec

La Presse Canadienne | 17 juillet 2026 | 08:00
La firme québécoise AtkinsRéalis et l’entreprise allemande Siemens Mobilité ont été sélectionnées pour réaliser le projet de transport collectif TramCité. Le siège social d’AtkinsRealis, à Montréal, le vendredi 10 novembre 2023. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi

Les entreprises AtkinsRéalis et Siemens Mobilité ont été choisies pour réaliser les systèmes ferroviaires du futur tramway de Québec. Elles formeront ensemble Connexion Capitale pour développer ce volet du projet TramCité. 

La firme d’ingénierie montréalaise associe ainsi son expertise au spécialiste du transport ferroviaire allemand afin de réaliser l’intégration et la mise en œuvre de systèmes et de technologies ferroviaires du tramway de la Capitale-Nationale. 

Les deux sociétés se chargeront également de la surveillance des essais et de la mise en service du réseau ainsi que de l’entretien à long terme.

«Ce projet témoigne de l’importance croissante du savoir-faire en matière de systèmes intégrés dans la réalisation d’infrastructures de transport en commun complexes», souligne Ian L. Edwards, président et chef de la direction d’AtkinsRéalis, dans un communiqué.

Le projet demeure sous la maîtrise d’œuvre de CDPQ Infra — la filiale de développement et de réalisation de projets d’infrastructures de La Caisse — en partenariat avec le gouvernement du Québec et la Ville de Québec, et avec l’appui financier du gouvernement du Canada.

«En combinant une expertise mondiale en systèmes ferroviaires à une connaissance approfondie du contexte local, notre partenariat avec AtkinsRéalis permettra de soutenir CDPQ Infra dans la réalisation de l’un des programmes d’infrastructures les plus emblématiques du Québec», affirme Aaron Branston, président et chef de la direction de Siemens Mobilité Canada.

En phase de codéveloppement

Le développement de TramCité se fait selon un «modèle de conception-construction progressive», précisent les entreprises. Une phase de codéveloppement se poursuit donc avant le début des travaux préparatoires en 2027.

«Nous nous concentrons sur la collaboration étroite avec notre client, nos partenaires et nos parties prenantes pour réaliser un réseau de transport collectif intégré qui offre la fiabilité et le rendement auxquels les communautés s’attendent d’un tel réseau», explique Stéphanie Vaillancourt, présidente pour le Canada chez AtkinsRéalis.

Il est prévu que la ligne de tramway de 19 kilomètres connecte plusieurs secteurs de Québec, notamment Sainte-Foy, l’Université Laval et la colline Parlementaire, où 2 kilomètres de tunnel sont anticipés. Sa mise en service est planifiée pour 2033.

La ligne devrait compter 29 stations reliant Le Gendre à Charlesbourg. Elle pourrait déplacer 3500 personnes à l’heure avec une fréquence de passage aux 4 à 5 minutes, soit l’équivalent de 2700 voitures, selon le site web de TramCité.

Un long dossier conflictuel

Le projet de tramway de Québec, initialement lancé en 2018 par le premier ministre libéral Philippe Couillard et le maire Régis Labeaume, a subi plusieurs vents contraires, jusqu’à ce que CDPQ Infra hérite en 2023 du mandat d’évaluer la meilleure option pour un réseau de transport structurant pour la ville à la demande du gouvernement de la Coalition avenir Québec. La filiale a finalement retenu le tramway. 

Élu en 2021, le maire Bruno Marchand a défendu le projet de tramway et a obtenu un deuxième mandat clair l’an dernier. 

À l’origine, en 2018, le projet de tramway devait coûter un peu plus de 3 milliards $, mais il est maintenant estimé aux alentours de 7,6 milliards $.