Treize maisons d’hébergement financées conjointement par Québec et Ottawa
(Photo: PIxabay) Les gouvernements du Québec et du Canada investissent conjointement dans la construction de maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Ottawa accorde 56,4 M$ à ces projets par l’entremise du Fonds pour le logement abordable et de l’Entente Canada-Québec concernant l’Initiative pour la création rapide de logements (ICRL). Le gouvernement du Québec investit de son côté, 41,7 M$ en vue de leur construction.
Au total, treize projets seront ainsi financés. En Chaudière-Appalaches, la Maison La Gitée se voit accorder un financement pour assurer la construction de 12 unités de maisons d’hébergement de deuxième étape (MH2).
Il faut rappeler que les maisons d’aide et d’hébergement offrent une gamme complète de services spécialisés pour les femmes et les enfants victimes de violence conjugale. Notamment, du soutien et de l’accompagnement en hébergement, des services externes, des services spécialisés auprès des enfants hébergés ou non ainsi que des activités de prévention, d’éducation et de sensibilisation dans la communauté. Ces maisons sont des lieux sécuritaires pour les femmes et les enfants. Elles sont ouvertes 24 heures par jour, 7 jours sur 7, 365 jours par année, et s’adaptent aux besoins de leur communauté.
« On estime qu’environ 8 % des femmes victimes de violence conjugale sont toujours en grave danger à leur sortie d’un hébergement d’urgence et ont besoin de passer en maison d’hébergement de deuxième étape (MH2). »
Au total, 167 unités s’ajoutent pour aider des femmes et leurs enfants dans leur parcours de vie.
« La concrétisation de ces 13 projets est une réalisation importante qui témoigne de la force de la collaboration. Toutefois, alors que 11 féminicides sont survenus au Québec en contexte conjugal cette année, nous devons reconnaître que les besoins demeurent immenses. Chaque femme et chaque enfant qui cherchent à fuir la violence doivent pouvoir trouver rapidement un lieu sécuritaire. Nous devons poursuivre nos collaborations et accélérer le développement de nouvelles maisons afin de répondre à l’urgence de la situation. »
Mélanie Miranda, coordonnatrice habitation, Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape