Vote favorable des agents de la paix en services correctionnels du Québec

La Presse Canadienne | 9 juillet 2026 | 09:58
L'entrée de l'établissement de détention connu sous le nom de prison de Bordeaux, à Montréal. Photo prise le 6 mai 2020. LA PRESSE CANADIENNE/Ryan Remiorz

Les agents de la paix en services correctionnels du Québec ont finalement voté en faveur de l’hypothèse de règlement qui leur avait été soumise pour renouveler leur convention collective.

C’est à 78 % qu’ils ont voté en faveur de cette hypothèse de règlement, soumise par le conciliateur au début du mois de juin.

Le taux de participation au vote est toutefois de 56 %. Les assemblées générales des membres ont eu lieu du 15 juin au 6 juillet.

La nouvelle convention collective aura une durée de six ans, soit de 2023 à 2029.

Il y avait déjà eu une première entente de principe, en juin 2025, mais celle-ci avait été rejetée par les membres. La négociation avec le ministère de la Sécurité intérieure avait ensuite repris.

Ce syndicat, qui est rattaché à la Fédération des employé(e)s de services publics, affiliée à la CSN, compte 2900 membres. Ils travaillent dans 17 établissements de détention au Québec.

La convention collective précédente était échue depuis le 31 mars 2023, soit en même temps que celles des syndiqués des secteurs public et parapublic.

Ces agents de la paix n’ont pas le droit de grève. Ils avaient manifesté et fait des moyens de pression devant plusieurs établissements et palais de justice du Québec, le 20 mai dernier. Le Tribunal administratif du travail était intervenu, à la demande des représentants gouvernementaux.

Le syndicat disait que la convention collective devrait tenir compte des conditions particulièrement difficiles dans lesquelles ses membres travaillent, avec la violence, les gangs, les tensions dans les établissements de détention et les livraisons par drones.

De son côté, le Conseil du trésor s’en est déclaré satisfait. «En plus de contribuer à améliorer leurs conditions de travail, elle tient compte des enjeux actuels des établissements de détention et propose une organisation du travail plus flexible afin de limiter notamment le recours aux heures supplémentaires obligatoires.»