Un jeune homme de Beauceville reconnait avoir commis des leurres
L'intérieur du Palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce | Photo: Benjamin Aubert - MaBeauce.com Un jeune homme de 24 ans de Beauceville, Kevin Roussel, a reconnu mercredi sa culpabilité à quatre chefs d’accusation en matière de leurre.
Devant le juge Frank D’Amour, Roussel a reconnu avoir communiqué avec deux victimes d’âge mineur avec l’intention d’obtenir des photos explicites par des menaces, des accusations ou la violence.
Le résumé des faits lu par la procureure de la Couronne, Me Lindsay Lefebvre, révèle qu’il est entré en contact avec ses victimes au printemps 2023 sur l’application Snapchat en utilisant le pseudonyme w_boulet22.
Dès le début des conversations, l’accusé a demandé l’âge de ses interlocutrices, apprenant du même coup qu’elles étaient d’âge mineur.
Lorsque l’une d’entre elles a refusé de lui transmettre des photos nues, il a «commencé à lui envoyer plusieurs messages auxquels [elle] n’a pas répondu».
En avril 2023, il a de nouveau communiqué avec la jeune femme en l’appelant, puis il lui a mentionné «savoir où elle habitait, puisque sa localisation Snapchat était ouverte». «Apeurée, [elle] a envoyé plusieurs photos d’elle dénudée», a mentionné Me Lefebvre.
Lors d’autres communications, l’accusé a mentionné «être prêt à payer pour des photos» et il a menacé d’envoyer les photos reçues à l’entourage de la victime.
Quant à la seconde victime, Roussel lui a rapidement affirmé qu’il souhaitait «la frencher» en plus de la surnommer «bébé».
Lors d’un échange subséquent, la jeune femme a mis fin à la conversation en disant aller dormir après avoir reçu de l’accusé une photo et des propos à caractère sexuel.
Cependant, w_boulet22 est revenu à la charge le lendemain en lui envoyant des messages toute la journée pendant qu’elle était à l’école. «Il lui parlait de sexe et de fantasme en la complimentant. Elle s’est sentie séduite et, ce soir-là, elle lui a envoyé une photo de ses fesses», a résumé la procureure de la Couronne.
Dans les jours qui ont suivi, l’homme «en a redemandé plus» et souhaitait voir la jeune femme nue. Il l’a menacée de publier ses photos si elle ne répondait pas à ses demandes.
Les ordonnances de communication dans les deux affaires ont permis d’identifier l’accusé comme étant l’individu derrière le pseudonyme. Celui-ci a été arrêté en octobre 2023 et a admis aux policiers «avoir un problème de sexe» et ne pas savoir «pourquoi il fait ça».
Un rapport présententiel a été demandé. L’avocat de l’accusé, Me Jean-Berchmans Grondin, a indiqué au juge D’Amour que les parties suggéreront une peine de deux ans moins un jour. Elles ne s’entendent toutefois pas quant à savoir si celle-ci devrait être une peine de détention ferme ou encore une peine dans la collectivité.
Me Grondin a aussi ajouté que son client «a fait un bon processus avec un sexologue au privé» et qu’un rapport sera produit à cet effet.
Le dossier reviendra devant le tribunal au début du mois de novembre.