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Un homme de Sainte-Marguerite décède après avoir acheté des drogues en ligne
Photo: Colin Davis/Unsplash Un homme de 32 ans de Sainte-Marguerite est décédé en décembre 2025 après avoir consommé de la drogue achetée en ligne après avoir été ciblée par des publicités, dénonce le coroner Dr Arnaud Samson dans un rapport publié récemment.
Le défunt, dont l’identité a été caviardée dans les documents disponibles sur le site du Bureau du coroner, a été retrouvé par un proche dans le grenier de sa résidence alors qu’il tenait « dans ses mains un sachet contenant une poudre blanche» et qu’«un second sachet similaire» a été «retrouvé dans sa poche de pantalon».
Lors de l’autopsie, une «concentration létale» de cocaïne a été retrouvée dans son sang et son urine contenait de la méthamphétamine.
Selon le coroner, l’homme «était connu pour un trouble de l’usage de substances et était suivi pour une douleur chronique dorsale». «Au moment de son décès, il venait d’emménager dans une nouvelle résidence, occupait un emploi et se projetait dans l’avenir, des éléments qui témoignent d’une volonté de reprendre pied dans sa vie», indique le Dr Samson.
Or, des publicités prônant la vente de drogue «sont apparues lors de sa navigation sur les réseaux sociaux» et «plusieurs sites de vente en ligne de cocaïne ont été consultés». Trois transactions ont été retracées et au moins une livraison a été reçue.
La Sûreté du Québec n’a cependant pas été en mesure de déterminer l’origine physique de ces transactions «en raison des techniques de brouillage utilisées par les vendeurs», et a ouvert une enquête sur le trafic de drogues effectué à partir de l’un des sites consultés.
Le coroner note que la publicité en ligne de telles plateformes de vente de drogue est un phénomène documenté qui a notamment fait l’objet d’un reportage de l’émission La Facture de Radio-Canada en janvier 2026.
Selon ce reportage, «un ciblage algorithmique délibéré de personnes aux prises avec un trouble de l’usage de substances» est fait et «des publicités pour la vente de cocaïne et d’autres drogues leur sont présentées directement sur leurs fils d’actualité».
Le Dr Samson attribue le décès à une intoxication aiguë à la cocaïne.
Il soutient que celui aurait pu être évité et recommande notamment à la Direction nationale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec de «poursuivre et élargir» les travaux portant sur les effets de l’exposition à la publicité illégale de substances psychoactives dans l’environnement numérique ainsi que sur l’ampleur de cette exposition au sein des populations vulnérables.