Déménagement du poste de la SQ à Saint-Joseph-de-Beauce | La SQI n’a plus d’échéancier

Benjamin Aubert | 18 février 2026 | 05:01
Archives Arsenal Media

La Société québécoise des infrastructures (SQI) n’est plus en mesure d’avancer un échéancier concernant les travaux de transformation du Palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce en vue du déménagement annoncé du poste de la Sûreté du Québec vers celui-ci.

Même si le déménagement a précédemment été annoncé pour 2025, les travaux ne sont toujours pas terminés et aucune date de fin n’est annoncée par la SQI, qui est responsable de leur réalisation.

Selon le service des communications de la Société, «il est prématuré de préciser un délai de finalisation», puisque la réception de «certaines pièces de quincaillerie spécialisées» est conditionnelle à la finalisation de «certaines étapes du chantier».

Cet enjeu n’est toutefois pas le seul facteur expliquant les délais dans la réalisation du projet. La SQI concède effectivement par courriel que «le projet demeure complexe, notamment en raison des exigences de sécurité, du caractère patrimonial du bâtiment et du fait que les travaux se déroulent dans un palais de justice en activité».

Selon elle, les délais de livraison des pièces attendues «relèvent du fournisseur et font actuellement l’objet de suivis avec l’entrepreneur».

Au moins 6 M$

Par ailleurs, la SQI a indiqué en janvier avoir investi jusqu’ici au moins 6 M$ dans les travaux liés à l’aménagement du futur poste de police.

Rappelons que la décision de déménager le poste a été prise après qu’une entreprise détenue par un groupe d’actionnaires beaucerons dont l’un des membres au moment de l’achat avait des démêlés avec la justice ait fait l’acquisition du bâtiment accueillant l’actuel poste.

L’actionnaire controversé s’est retiré du groupe après la médiatisation de la transaction, puis la SQI a eu l’opportunité d’acquérir le bâtiment, mais a plutôt choisi de maintenir le cap avec le projet de déménagement, puisque la superficie de l’immeuble était «grandement supérieure aux besoins d’occupation de la SQ» et que le bâtiment «présentait plusieurs enjeux qui auraient nécessité une mise aux normes et des travaux de maintien d’actifs important».

En août dernier, l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec s’est dite préoccupée par l’évolution du dossier. Son président, Dominic Roberge, avait notamment cité des inquiétudes relativement à l’emplacement géographique du futur poste, les espaces disponibles et les délais de réalisation des travaux.