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Isabelle Lecours appuie Drainville et craint d’autres tergiversations sur le 3e lien
La député de Lotbinière-Frontenac, Isabelle Lecours, et le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien. | Photo: Benjamin Aubert - Arsenal Media La députée de Lotbinière-Frontenac, Isabelle Lecours, a annoncé au cours de la fin de semaine qu’elle appuie Bernard Drainville dans la course à la direction de la Coalition Avenir Québec.
En marge d’une visite du chantier du chemin de fer Québec Central lundi, elle a expliqué avoir voulu se positionner «rapidement» et estime que le projet de 3e lien est en sécurité s’il devient le prochain chef du parti.
«Dans les dernières années, nous étions pas mal plus à gauche et ça me dérangeait beaucoup. On a fait un tournant au centre-droit et c’est ce que je veux que l’on conserve comme cap. Je crois que Bernard [Drainville] est la meilleure personne pour incarner ça. L’économie, le nationalisme, la langue et la culture, c’est super important pour moi. Je sais aussi que le 3e lien est un dossier important pour lui et je sais qu’il va garder le cap».
Mme Lecours a aussi indiqué «ne pas être certaine» que ce projet survivra sous la direction de Christine Fréchette.
«On a perdu beaucoup de crédibilité après ce revirement-là. M. Legault a admis que c’est une erreur. En tant que député de Lotbinière-Frontenac et présidente du caucus de Chaudière-Appalaches, je ne veux pas revivre ça. […] Des collègues ont eu des discussions et, lors d’une entrevue ce matin, la question lui a été posée. Elle a répondu qu’elle consulterait ses membres sur cette question. Dans les derniers jours, il y a beaucoup de cartes de membres qui ont été vendues dans la région du 450 et du 514, et ça me fait peur. Je demande à la population de la région de Québec et de Chaudière-Appalaches de devenir membre de la CAQ pour avoir leur mot à dire.»
La députée de Lotbinière-Frontenac craint par ailleurs que la course crée de la division au sein des troupes caquistes et qu’elle illustre un clivage entre les régions et les membres originaires du Grand Montréal.
«J’espère qu’il n’y aura pas de division, mais selon ce que je vois, je pense que ça va avoir une tangente Montréal contre les régions et Québec.»
Jonatan Julien «pas certain» de se prononcer
De son côté, le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien, avait appuyé Simon Jolin-Barette. Ce dernier a toutefois annoncé vendredi qu’il renonçait à se lancer dans la course à la succession de François Legault.
En réaction, M. Julien a soutenu lundi, en Beauce, qu’il croyait toujours qu’il était le «meilleur candidat», même s’il a «fait le choix de la famille». Devant les candidatures de Bernard Drainville et Christine Fréchette, il indique qu’il n’est «pas certain» qu’il se prononcera publiquement.
«Quand je dis que je vais voir, je ne suis pas certain que je vais me prononcer. J’estime à la fois Christine et Bernard. Ce sont des collègues qui travaillent fort, qui vont élaborer leur vision et qui vont la partager dans les semaines à venir. On va écouter, mais je ne suis pas certain de me prononcer. Ce n’est pas une déception que je vis. Je savais que Simon n’irait probablement pas, mais je persiste à penser que c’est un excellent candidat»
M. Julien a toutefois précisé qu’il porterait une attention particulière aux positions des deux candidats concernant les enjeux de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, dont le 3e lien.
«On est de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, donc c’est certain que nous allons regarder très attentivement l’enjeu du 3e lien. Surtout que j’y travaille très fort!»
Malgré cet intérêt pour les sujets de la région, il n’a toutefois pas voulu se prononcer sur la candidature de M. Drainville, qui représente les citoyens de Lévis à l’Assemblée nationale.
«J’ai dit que je ne me prononcerais pas pour l’instant. Je vais écouter. J’ai des préoccupations régionales, ça, c’est certain»