Situation des Productions Horicoles Demers : les PSQ demandent une intervention de Québec

Louis-Philippe Harnois-Arel | 13 janvier 2026 | 12:33
(Crédit photo : Depositphotos)

À la suite de l’annonce des Productions Horticoles Demers de se placer à l’abri de ses créanciers, Les Producteurs en serre du Québec interpellent le gouvernement pour analyser le contexte dans lequel évoluent les entreprises et mettre en place des mesures d’appui à l’agriculture québécoise.

M. André Mousseau, président des PSQ, souligne que la situation des Productions Horticoles Demers, dont les activités se concentraient à Lévis et Drummondville, met en lumière le contexte difficile dans lequel nos entreprises évoluent.

« La situation actuelle est due à la combinaison d’un ensemble de facteurs qui perdurent et qui créent une pression intenable pour nos entreprises. Au cours des derniers mois, voire des dernières années, les PSQ ont, à maintes reprises, fait état des défis que représentent le coût de l’énergie et la tarification carbone ou encore l’augmentation des écofrais par Éco Entreprises Québec. Des coûts qui impactent la rentabilité de nos entreprises et qui rendent nos produits moins compétitifs face aux produits importés qui ne sont pas assujettis à de telles exigences », fait valoir André Mousseau.

La dernière année aurait été particulièrement difficile. Le contexte de guerre tarifaire avec les États-Unis a créé une grande instabilité sur les marchés et a entraîné une augmentation des produits du Mexique et de l’Ontario sur le marché du Québec. Ainsi des volumes importants de produits de serre qui étaient vendus auparavant aux États-Unis se sont retrouvés sur nos tablettes, créant une pression à la baisse sur les prix pour écouler ces surplus.

Les Producteurs en serre du Québec interpellent le gouvernement du Québec afin d’ouvrir un dialogue sur des mesures concrètes pour soutenir la compétitivité et la rentabilité de nos entreprises.

« On doit analyser l’environnement d’affaires dans lequel évoluent nos entreprises, évaluer l’impact des exigences règlementaires et identifier des mesures pour assurer leur compétitivité face à la concurrence, demande M. Mousseau. Des pistes de solutions existent telles qu’exiger une réciprocité des normes pour les produits provenant de l’extérieur ou encore doter le Québec d’une véritable politique d’achat local dans nos institutions. »

Il en va de la survie de nos entreprises et de la capacité du Québec à assurer une production alimentaire locale, durable et résiliente, 12 mois par année pour le regroupement.