Fréchette: des négociations qui aboutiraient au début de 2027, «ce serait idéal»
La première ministre du Québec, Christine Fréchette, prend la parole lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du Conseil de la fédération, à Charlottetown, le mercredi 22 juillet 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Darren Calabrese La première ministre Christine Fréchette souhaite que les négociations avec les États-Unis aboutissent à une nouvelle entente au début de 2027.
«Ce serait l’idéal», a-t-elle déclaré mercredi à la conférence de presse de clôture de la réunion estivale du Conseil de la fédération, le sommet des premiers ministres des provinces, qui se déroulait à Charlottetown.
Ils rencontreront d’ailleurs le premier ministre Mark Carney jeudi pour discuter des négociations à venir et le premier ministre ontarien Doug Ford a déjà fait savoir qu’il allait exiger une feuille de route claire.
Les commentaires de la première ministre du Québec font écho aux déclarations du représentant des États-Unis pour le commerce, Jamieson Greer, qu’elle avait d’ailleurs rencontré en mai à Washington et qui a évoqué cette échéance de 2027.
Mme Fréchette a exprimé ses attentes sur l’échéancier en plein embrasement de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis.
En effet, il y a deux jours à peine, le président Donald Trump a annoncé une nouvelle salve de droits de douane sur des importations de produits canadiens d’une valeur de 28 milliards $, en vigueur à compter du 29 août.
Mardi, Mme Fréchette avait accueilli avec optimisme les propos du premier ministre fédéral Mark Carney, qui a convenu avec le président Trump d’une intensification des négociations d’une nouvelle entente pour remplacer l’actuel Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).
La première ministre a toutefois lancé un avertissement à Ottawa, qui laisse croire que les provinces se sentent parfois négligées.
«On demande au gouvernement fédéral de nous impliquer, de façon systématique, proactive, dans les négociations commerciales internationales, particulièrement celles qui touchent nos champs de compétences», a-t-elle affirmé.
Son homologue de la Saskatchewan, Scott Moe, a pour sa part déjà exprimé des doutes.
«Je ne suis pas 100 % confiant qu’on arrivera à une entente», a-t-il dit en conférence de presse.
Doug Ford, qui a tenté sans grand succès de rallier ses collègues à son approche plus agressive de faucon, avec des représailles visant les États-Unis, a maintenu sa position.
«Tout est sur la table», a-t-il dit, en se justifiant: «on ne peut pas négocier avec M. Trump en étant en position de faiblesse».
Le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Rob Lantz, qui présidait le Conseil de la fédération, a conclu en constatant que «la conversation que nous aurons avec M. Carney atteint un nouveau niveau d’urgence».